Morrissey, leader du groupe "Smiths".
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Bienvenue sur le blog culturel, antique, médiéval et philosophique Apocoloquintose and Co., lancé en l'an de grâce 2006. Vous y trouverez quelques uns de mes textes publiés dans la presse, quelques réflexions inédites, et tout un fatras philosophico théologico littéraire de bon goût.
Depuis que je m'amuse à polluer gaiement les pages débats de quotidiens nationaux ( Le Monde, Le Figaro, Libé ) de mes gentils petits textes polémiques, avec la complicité de quelques éléments subversifs et anticonformistes de la presse française, je n'ai jamais eu autant de retours que pour mon texte « Le mythe de la surfemme », publié dans le quotidien français du soir Le Monde, le 21 septembre 2006.
Dans cette tribune, publiée sur quatre colonnes, en pied de la page 20 du numéro 19178, je demandais en substance ( selon le châpo rédigé par le journal ) : « L'imaginaire médiatique met l'héroïsme féminin au pinacle. Mais l'égalité des sexes y gagne-t-elle ? ».
Il y eu plusieurs types de réactions, allant de l'adhésion embarrassée au rejet intégral. Ces réactions me sont parvenues par mails, par l'intermédiaires de blogs et forums qui ont discuté mon texte, ou encore par le biais des pages du Monde lui-même... où une féministe orthodoxe a fait une « réponse » à ma tribune. Nous y viendrons.
Rédaction du journal "Le Monde", Paris.
Si l'on écarte une sympathique blogueuse quadra bretonne ( Breizh Desperate Housewife ) qui a écrit dans un billet : « Je crois que j'ai trouvé l'homme qu'il me faut...en lisant un article du Monde d'aujourd'hui intitulé "le mythe de la surfemme". Apparemment il est philosophe et habite Paris (peut être même marié avec 5 enfants ) mais qu'à cela ne tienne ? ».
D'abord je tiens à la rassurer : je n'ai pas cinq enfants, je n'en ai pas un seul, et puis je n'habite pas Paris mais sa périphérie. C'est moins cool, hein ? Tout le monde ( même en province ) devrait savoir que les prix de l'immobilier intra-muros ne rend accessible ce luxe qu'aux sans-papiers maliens relogés... Enfin, sympa la réaction. Breizh Desperate Housewife notait, en m'interpellant : « Oui ,vous avez bien raison de nous demander si les femmes du monde réel résisteront longtemps à la pression du modèle de "surfemme" exhibé par notre société. Car la pression est déjà difficile à tenir actuellement pour nombre d'entre nous . »
Ok. Sympa. Merci. Voilà une bogueuse qui a compris le sens de mon texte, qui visait à analyser l'appétit médiatique vorace pour les figures féminines hors-normes ( femmes astronautes, politiciennes, top-model, etc. ), et souligner de quelle façon... sur la base de ces individus d'exception, se construisait une dialectique trompeuse, inférant de leur pouvoir et leur indépendance une hypothétique libération générale des femmes, qui malheureusement n'est pas encore à l'ordre du jour en Occident.
Kate Moss et Carla Bruni : images médiatiques de "Surfemmes" dénudées
Sur le blog tout rose, My Funny Valentine , d'une blogueuse de Rouen ( passons sans crainte de la Bretagne à la Normandie... ), prénommée Sophie et qui dit aimer Serge Gainsbourg et Miles Davis ( un terrain d'entente devrait être trouvé )... on pouvait lire dans un commentaire signé Pagine ( qui s'occupe, sans rire, d'un blog sur les nuisances sonores ) : « Fais gaffe, t'as pas lu l'article ravageur "Le mythe de la surfemme" d'un illustre inconnu à qui le Monde a néanmoins ouvert ses colonnes(22/09). Si tu dépasses un peu du troupeau, tu risques, aux dire du meusieur, de faire du mal aux autres femmes, ces "femmes réelles" qui vivent, elles, dans l'ombre, et seraient, elles, les vraies femmes! Cessez, femmes remarquables, médiatisées, de nous casser notre baraque! »
Oh-Oh-Oh. Pas mal. Franchement. Chapeau ! D'abord on appréciera le préjugé de la demoiselle sur les critères de sélection des tribunes dans le quotidien du soir... exit les « illustres inconnus ». Ok. Pourquoi pas. Malheureusement ce n'est pas la politique du Monde. Navré. Après, la demoiselle déconne : je ne demande pas aux femmes « remarquables » de cesser de l'être, je m'interroge sur leur image médiatique.
Pour tout dire, l'écriture de cette tribune de presse a eu trois motivations :
- une fascination intime, qui m'a semblé inquiétante, pour les femmes de pouvoir.
- une fascination intime, qui m'a semblé inquiétante, pour les très belles plantes.
- la diffusion, en pleine pré-campagne des présidentielles, d?une série TV par France 2, L'Etat de grâce, mettant en scène une charmante jeune-femme présidente de la République française. La série fut un flop et fit un four.
Ségolène Royal. Intérieur jour. Souriante. Position assise.
L'esprit ( voire l'ambiance ) parfaitement ségolesque, de cette série de la TV publique française, me donna envie de réagir sur l'image des wonderwomen de la politique. Le quotidien de Boston, Christian Science Monitor cita mon article du Monde dans un papier qui abordait à la fois la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle et la série Etat de grâce de France 2 : « French try woman as president... but first on a sitcom ». ( Les français s'essaient à une femme présidente de la République... mais d'abord dans un sitcom ) « If it accomplishes nothing else, however, the TV show has already has pundits wondering about the wisdom of portraying women as caricatures. "Will the media's image of the superwoman, immensely powerful or fantastically beautiful, truly lead to emancipation?" asks François-Xavier Ajavon in Le Monde. "Or will it lead to a collective wish to return to the reassuring maternal figures of the past?" ».
Bon. C'est l'Amérique alors ! Boston ! La gloire. J'ai pourtant jamais mis les pieds à Boston moi, ni à New-York... merde !
Dans la ségosphère mon petit papier a ému le landernau socialiste du web. Sur le site « Ségolène 2007 », on peut lire : « Il y a quelques temps déjà que la sphère de l'intime n'est plus exclusivement féminine, l'intime devient une raison d'Etat et par conséquent l'affaire de tous. En cela, l'humanisme ne peut éviter de poser la question du féminisme sans pour autant fomenter Le mythe de la surfemme (article de F.X. Avajon-Le Monde) ».
Sur le site du Parti Socialiste « Forum des primaires », une mystérieuse Marine écrit : « La question de la candidature de Ségolène pour les femmes, et en particulier les femmes de gauche, mérite en effet d'être analysée. Je vous laisse en fin de message un texte de François-Xavier Ajavon sur "Le mythe de la "surfemme" ". Je ne partage pas toute son analyse, en revanche, je pense que l'arrivée d'un tel phénomène n'est pas de nature à éclaircir le chemin de toutes celles qui suivent. Oui, pour moi, Ségolène, l'icône, marginalise encore davantage la place de la femme dans le parti, en politique et dans la société. ».
Pas mal, Marine. D'abord j'adore ton prénom. Franchement, ça me fait craquer. Je craque. Ensuite, j'adore ton analyse. C'est vrai quoi... la surfemme médiatique marginalise la question de la libération des femmes en général.
Et puis ce qui devait arriver, arriva...
Sandrine Treiner, "Productrice artistique" sur France 3
Une féministe, une pure et dure, avec son certificat de féminisme, m'a répondu dans les colonnes du Monde. C'était un vendredi. Je m'en souviens encore. J'étais avec un ami, et avant d'aller arroser je ne sais quel projet éditorial par des cocktails sophistiqués dans un bar parisien, j'ai du lâcher 2.50€ à un kiosquier pour faire l'acquisition du Monde de la fin de semaine, où l'irremplaçable quotidien du soir est affublé d'un indigent supplément photographique, nommé abusivement « Monde 2 ».
Sandrine Treiner, co-auteur d'une somme historique Le livre noir de la condition féminine, dont le titre beauvoirien fleure bon les 70's, et qui se présente comme « Productrice artistique » à France 3 ( Dis, maman, comment on devient « Productrice artistique » ?! ), s'est donc fendue d'une courte réponse le 7 octobre 2006 : « Le mythe de la femme réelle ».
Me reprochant d'entrée de jeu mon approche « misogyne », la demoiselle tente maladroitement de mettre à mal ce qu'elle considère comme un concept, « la femme réelle », alors que ce n'est qu'une formule... « Je tremble d'avance pour les lycéens qui auraient à plancher au baccalauréat sur un tel sujet : " Qu'est-ce qu'une femme réelle... pour un homme, en 2006 ? Commentez ". Il ne me paraît pas totalement vain de traiter ici de la question, afin de dissuader les académies de se la réapproprier. »
Ne t'inquiète pas, gamine... la question de la réappropriation publique des concepts est un savant dosage d'intelligence et de marketing. Affaire à suivre.
La productrice artistique, avec tout son art producteur, m'interpelle : « Affirmant que nous assistons à la naissance d'une figure médiatique nouvelle, la surfemme, qu'il juge encombrante (pour qui si ce n'est pour lui-même, à l'évidence ?), »...
Nan, nan, Sandy, tu n'as rien compris... cela n'est pas encombrant. Et même, les surfemmes, je les prends sur mes genoux à l'occasion, j'adore ça, vraiment... je leur raconte des histoires à l'oreille pour les endormir dans mes bras, et je leur lis du Lamartine en caressant leurs cheveux. Tu viens quand tu veux, je te fais une démo...
Et la donzelle persiste et signe. Elle est coquine. Elle écrit : « L'agressivité, à l'évidence, pointe sous la sollicitude. ». Oh-Oh. Moi, agressif ? Nan, nan, Sandy... tu n'as rien compris. Je suis un garçon tout doux moi... Lamartine je te dis... Larmartine... merde !
La petite chatte poursuit : « Avec quelle vitesse les discours masculins sur les femmes ont repris orgueilleusement le dessus, trente ans après l'émergence des élaborations féministes des années 1970 ! » Diable ! Mon discours est orgueilleux... T'imagines mec. Tu écris un papier dans Le Monde, où tu essaies de montrer que le discours médiatique ( motivé globalement par le fric et l'audience : on est d'accord, Miss, nan ? ) dessert les femmes du quotidien... pas du genre de celles qui bossent à France 3, hein... et ben tu deviens orgueilleux. Et puis tu ballais sans aucun respect les « élaborations féministes ». Ok, beauté fatale, tu commences par me définir ce qu'est une « élaboration féministe », et on en reparle... Okay ?
« Au printemps dernier, Eric Zemmour s'était déjà essayé à décrire notre société minée de l'intérieur par une supposée féminisation des corps et des esprits. »... Me voilà maintenant partie intégrante du complot anti-féministe figaro-zémourien. Je suis casqué, armé, et prêt au combat... et puis l"interpellation finale, irrésistible : « Tout cela serait amusant si l'on ne sentait poindre une offensive très politique derrière le masque de la farce. Vous, les hommes réels, cessez donc de penser à notre place. Vous avez assez à faire avec vous-mêmes ! » L'offensive très politique ? tout est politique, ma belle, non ? Que j'ai assez à faire avec moi-même ? T'imagines pas, Sandrine, le sujet est inépuisable ? Je suis mon propre tonneau des Danaïdes...
En conclusion... un petit papier dans Le Monde a généré beaucoup de passion... Je n'ai jamais eu l'intention de tenir des propos misogynes, bien au contraire. Je reviens à ce que je disais dans cet article : les figures hyper-médiatiques de femmes « libérées » troublent l'image des femmes du « pays réel », ancrées pour la plupart dans le chômage ou le salariat, les mi-temps, le sous-travail... payées moins que les hommes, considérées comme quantité négligeable dans bon nombre de communautés, et finalement méprisées bien souvent par des hommes sans éducation qui les « consomment », sans chercher à les connaître.
C'est quoi l'image de la femme libérée, en France : Ségostar présidente, ou je ne sais quelle Yasmina, qui cesse soudain d'être violée dans une cave de banlieue ?
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Voilà une dépêche AFP, datée d’hier, qui n’a pas connu beaucoup d’échos de presse en France ( à part une petite citation sur Canal+ ce soir ). C’est à croire que les français ne veulent entendre parler ni des USA, ni de discrimination anti-blanc…
La Cour suprême des Etats-Unis examine la discrimination positive à l'école (PAPIER GENERAL) Par Fanny CARRIER
WASHINGTON, 4 déc 2006 (AFP) - Les juges de la Cour suprême des Etats-Unis, saisis d'un recours de parents d'élèves blancs opposés à la discrimination positive dans les écoles publiques, ont semblé s'entendre lundi sur l'intérêt de la diversité raciale à l'école, mais pas sur les moyens d'y parvenir.
"Il y a un problème terrible dans le pays", a relevé le juge Stephen Breyer en évoquant le manque de diversité raciale dans les écoles, collèges et lycées. "Les conseils locaux d'éducation luttent contre ce problème et s'ils connaissaient un moyen simple, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté.
En 2003, par 5 voix contre 4, la Cour avait autorisé les universités à prendre en compte la race dans leurs critères d'admission afin de favoriser la diversité dans leur recrutement, à condition que cela soit un élément parmi d'autres et qu'il ne soit pas question de quotas.
Lundi, la Cour examinait des règlements similaires sur les inscriptions dans les lycées de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest) et dans les écoles primaires de Louisville (Kentucky, centre-est), deux villes où Blancs et minorités ne vivent pas dans les mêmes quartiers.
Steven Seagal : "Alors j'ai composé un blues pour mon fils, Joshua, qui est privé d'école..."
A Seattle, entre 1999 et 2001, la race a été le critère qui a empêché 300 adolescents --200 Blancs et 100 Noirs, Hispaniques ou Asiatique-- de fréquenter le lycée de leur choix, qui avait plus de candidats que de places. A Louisville, le petit Joshua n'a pas pu aller à la maternelle la plus proche de chez lui, où il restait des places, parce qu'il y avait déjà trop de Blancs.
Pour les parents d'élèves, soutenus par le gouvernement, ces mesures décidées par des conseils locaux d'éducation sont tout aussi discriminatoires que la politique de ségrégation interdite par la Cour suprême en 1954 dans sa décision "Brown contre Conseil d'éducation". (…)
Steven Seagal : "Et lui, il est noir et blanc, vous me le prenez ou pas ?"
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THIERRY ARDISSON :
« Daniel Schneidermann est secrètement amoureux de moi »
Thierry Ardisson
Dans Libé, Daniel Schneidermann (présentateur d'Arrêt sur images, ndlr) s'est réjoui de la disparition de Tout le monde en parle, « une bonne chose du point de vue de l'info ».
Daniel Schneidermann
Que lui répondre ? - Thierry Ardisson : "Je crois que Schneidermann est secrètement amoureux de moi, ça frise l'obsession. Lui ferait bien d'aller voir un psy ! Et qu'il sache qu'il y a beaucoup plus de gens qui ne se réjouissent pas de l'arrêt de TLMEP. [...]"
Thierry Ardisson, présentateur de Salut les Terriens sur Canal+, était interrogé par Le JDD, ce dimanche 3 décembre.
( avec le JDD et Satellifax )
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