
Bienvenue sur le blog culturel, antique, médiéval et philosophique Apocoloquintose and Co., lancé en l'an de grâce 2006. Vous y trouverez quelques uns de mes textes publiés dans la presse, quelques réflexions inédites, et tout un fatras philosophico théologico littéraire de bon goût.
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C’est dimanche, il fait beau, et tu as envie de sortir un peu en forêt pour te décrasser ? Bien. Ose le treillis ! Ose la boue ! Ose le frisson débile de l’azimut brutal…
Quatre "brutaleux" ont un tronc entre les jambes
Le Brutal Woods, souvent appelé « Brutal » est une discipline sportive, née en Bretagne, qui consiste en une sorte de randonnée extrême, se pratiquant principalement à plusieurs, et en milieu boisé.
Le nom « Brutal Woods » vient de l'agrégation des mots « Brutal » (venant du terme militaire « Azimut brutal », signifiant déplacement en ligne droite, indépendamment de la praticabilité du terrain) et du mot anglais « Woods ».
Les trois règles d’or du Brutal Woods sont :
- Aller tout droit. (sauf si danger de mort)
- Rester groupés et aider les autres.
- Avancer le plus vite possible. (Motivation de rigueur)
Vive la campagne !
Le top du top de la branchitude provinciale musculeuse…
Patrick Le Lay, PDG de TF1, déclare :
" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).
Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).
Affiche du b-movie "Les mangeurs de cerveau" ( 1958 )
Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. "
Voilà un bouquet de pubs vintage (1983)...
Michel Desgranges, big-boss des Éditions Les Belles Lettres annonce dans son excellente newsletter hebdomadaire du vendredi, la publication du Manuel de l’Inquisiteur de Bernardo Gui en édition bilingue ( français-latin ).
Manuel de l'Inquisition de Bernardo Gui, réédité aux Belles Lettres.
Bernardo Gui ( 1261 – 1331 ) était un dominicain médiéval couillu, évêque de Lodève dans l’Hérault, qui s’est distingué dans le cadre de l’Inquisition, en ne prononçant pas moins de quarante condamnations à mort par le bûcher pour des hérétiques obstinés ou relaps. D’ailleurs la Sainte Inquisition n’administrait pas des peines, mais des pénitences…
Superbe page enluminée de la "Chronique des rois de France", ouvrage de Bernardo Gui. Le précieux document est conservé à la BNF.
Durant son activité d’Inquisiteur, Bernardo Gui dut faire face à trois grands types d'hérésies de son époque : le catharisme (1308–1323), le valdéisme (1316–1322) et le béguinisme (1319–1323). Ses promotions en tant qu'évêque lui furent octroyées par le pape Jean XXII en récompense des services rendus en tant qu'inquisiteur.
Le grand Umberto Eco a fait de Bernardo Gui un personnage de son roman Le Nom de la Rose. Gui apparaît dans son propre rôle d’inquisiteur fanatique et brutal. La réalité de ce farouche inquisiteur est certainement ailleurs : historien-chroniqueur de son ordre ( les dominicains ), écrivain infatigable, personnalité épiscopale atypique…
Bernardo Gui, incarné par l'acteur F. Murray Abraham dans le Nom de la rose de J.J Annaud
On aurait intérêt à relire Bernardo Gui… Michel Desgranges note dans sa newsletter :
«…et, pour la torture, dont la barbarie effraie, elle était dans la norme du temps – aujourd'hui où elle est considérée (dans le discours dominant) comme un crime contre l'humanité, elle vient d'être décrétée d'usage légal par les parlementaires américains et elle est routinièrement utilisée, avec des raffinements nouveaux, par les policiers ordinaires d'Inde, Pakistan, Chine etc., mais il est toujours plus confortable de condamner des mœurs médiévales que de regarder des atrocités actuelles. (…) Sans cesse, nous condamnons d'innombrables horreurs du passé, et nous le faisons parce que nous nous disons plus civilisés -- nous aurions effectué un progrès moral ; il arrive que cette prétention soit juste, mais elle n'est trop souvent que mensonge, et nous noircissons le passé pour absoudre un identique présent. Et, autre bonne raison de le lire, Bernard Gui est toujours vivant parmi nous – parce que nous ne cessons de le recréer. »
B. Gui, Le manuel de l’inquisiteur, trad. et éd. G. Mollat,
t. II, Paris, Les Belles Lettres, 1964, p. 21-25.
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