Mardi 4 décembre 2007
Mais que font Josiane Balasko et Carole Bouquet face à un tel scandale ? Il arrive parfois que l'AFP nous amuse...



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La police française chasse les "sans papiers"



 ©AFP Général - Mardi 4 Décembre 2007 - 20:24 - Heure Paris (363 mots)

Animaux-cirque-insolite

Un hippopotame sans papiers envoyé en Afrique du Sud

    Aldo, un jeune hippopotame de 13 ans né en France et détenu illégalement par un cirque du Gard, a été remis mardi à la Fondation 30 Millions d'Amis avant son transfert vers une réserve d'Afrique du Sud, a constaté un journaliste de l'AFP.
Serge Landri, directeur du cirque de Venise, anciennement cirque de Monaco, n'a jamais obtenu les certificats de capacité que la préfecture du Gard, dont le cirque dépend, aurait dû lui délivrer pour posséder légalement un tel animal sur le sol français.
La préfecture estimait que les conditions de détention de l'hippopotame ne respectaient pas ses besoins physiologiques. Le tribunal de grande instance de Valence lui a donné raison en mars.
Le transfert de l'animal, né au parc zoologique de Maubeuge (Nord), a eu lieu à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) entre la famille Landri et la Fondation 30 Millions d'Amis, qui finance le transfert de l'animal vers le sanctuaire de Sanwilde Wildlife dans le parc Kruger en Afrique du Sud, où il évoluera en semi-liberté après une période de quarantaine.
Sous contrôle vétérinaire, l'animal doit être acheminé par camion à Amsterdam (Pays-Bas) par une société belge spécialisée dans le transport d'animaux exotiques. De là, il prendra l'avion, jeudi, pour Johannesburg. Le coût total de l'opération est de 40.000 euros.
Après trois ans de procédure entre la famille et la préfecture, le jugement définitif de l'affaire sera rendu le 18 décembre. Serge Landri encoure une amende pour détention illicite d'une espèce non domestique protégée par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
Jean-François Legueulle, délégué général de la Fondation 30 Millions d'Amis, présent lors du transfert, espère que "cette histoire servira de base à d'autres sauvetages" d'animaux.
bur-ppy/DS



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Hippopotame égyptien (vers 1820 avant J.-C.)



par Apocoloquintose publié dans : polemique pure
Dimanche 2 décembre 2007
smiths-jeane-copie-2.jpgLa chasse aux musiciens de droite est ouverte. C’est parti pour la chasse aux sorcières ! C’est parti pour la chasse aux Snark ! Qu’on se le dise ! On savait déjà que les Rita Mitsouko étaient passés, il y a quelques semaines, devant le grand tribunal du « Bien », et avaient du répondre dans l’hebdomadaire Marianne de plusieurs chefs d’inculpation tels que : anti-communisme, sympathie sarkozyste passive, crainte des intégrismes religieux, amitié pour Maurice G. Dantec, etc. mais la fête n’est pas finie.

L’opération de purification politique de l’aristocratie du spectacle n’est pas terminée. La manœuvre de liquidation des miasmes anti-progressistes est en cours. Le remplacement de toutes les piquantes individualités politiques et philosophiques, par un monde d’« intermittents du spectacle » dominants, homogènes et obéissants, n’est pas achevé. Quelques boulons doivent être encore resserrés.


Le grand « Show », fébrile et permanent, tonitruant et médiatique, qui soutient habituellement les artistes, n’hésite pas à les dévorer quand l’occasion se présente. Le grand Moloch médiatique, « saturne africain », le bel Ba’al Hammon à carte de presse, réclame sa pitance sacrificielle. Le dieu cosmique carthaginois des réseaux d’information veut de la chair fraîche, du rocker culte, du guitariste virtuose, du chanteur glamour… Il en veut toujours plus. Toujours ! Toujours ! Un jour, quoi qu’il arrive, il veut détruire, avaler, ravaler, reprendre ce qu’il a construit…   

Fred Chichin, des Rita Mitsouko, nous a quitté la semaine dernière, mais la presse française a trouvé dès ce week-end une nouvelle cible « rock n’roll » à diaboliser : le formidable chanteur britannique Morrissey, ex-leader du groupe culte « The Smiths », et maître à penser glam de toute une génération.

L’excellent webzine de gauche Rue89.com, qui est en général une source d’information particulièrement intéressante, nous livre ce samedi un article dissonant qui règle son compte de manière un peu expéditive, et sans plus d’enquête, au chanteur Morrissey : "Pour Morrissey, l'Angleterre est "submergée" par les étrangers".




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"Morrissey" en mode "pieds de poule" et "studio harcourt"



Les objets du délit ? Morrissey a donné une interview téléphonique au célèbre magazine britannique « NME » ( New musical express ), dans laquelle il tient des propos particulièrement « limites », à la marge de la xénophobie, sur la question de l’immigration en Grande-Bretagne. Pierre Rouchaléou de Rue89 écrit : "(Morrissey) s’est engagé dans un chemin bourbeux, en déclarant (…) que l’identité britannique est menacée de disparaître, le Royaume-Uni étant "submergé" par les étrangers." Le chanteur déclarant notamment que : « (…) plus l'afflux d’étrangers est en hausse en Angleterre et plus l'identité britannique disparaît. ».

Vivant entre Los Angeles et Rome, Morrissey n’est plus directement concerné par la situation migratoire britannique, dont il s’est éloigné. Il a notamment coupé le lien avec Leicester "première ville du Royaume-Uni où les Blancs sont en minorité" comme le rappelle malicieusement l’article de Rue89. Morrissey, échaudé, déclare au magazine anglais NME : "Si vous voyagez en Allemagne, c'est toujours absolument l'Allemagne. Si vous voyagez en Suède, celle-ci a toujours une identité suédoise. Mais si vous voyagez en Angleterre, vous n'aurez aucune idée où vous êtes."

Tiens, il ne parle pas de la Frnace… Poussières de xénophobie ? Traces ? Certainement. Et on le regrette, parce qu’on l’adore « Moz »…  Mais « racisme » ? Certainement pas. Nulle part, dans la presse ou sur le web, Morrissey n’a fait état de son allégeance à des théories raciales. Quoi d’autre ? Crainte paranoïde face au visage « hyper-tolérant », « ultra-diversifié » et « super-ouvert » que la Grande-Bretagne a choisi de se donner depuis quelques années, et qui a notamment conduit au scandale du « Londonistan » ?

Avec une mauvaise foi exemplaire ( et un brin d’humour qui me fait quand même aimer Rue89… pardonnez-moi…  ), l’auteur de l’article contre-argumente faiblement : « Lors de mon dernier séjour Outre-Manche, on conduisait toujours à gauche sur l’Albert Bridge peint en blanc et rose, et les toasts, sandwichs, cheddar, puddings, fudge du "five o’clock tea" au Berners Hotel à Londres étaient toujours, comment dire, plus ou moins inspirés. Mind the gap ! ».

« Mind the gap » : fameuse inscription jaune – mythique - sur les quais des stations de métro londoniennes, informant de la proximité des rails… « Attention à la bordure du quai », « Attention danger ». « Attention Morrissey, tu deviens ‘limite’ » ? On aime bien l’approche du journaliste, mais on aimerait de la part du journaliste plus d’honnêteté. Loin de moi l’ambition de justifier les propos de Morrissey, que je trouve globalement assez regrettables ( ne serait-ce que par le tort que cela va encore lui causer… ), mais il faut tenter de comprendre ce qu’est devenue la Grande-Bretagne depuis quelques années… Il faut tenter d’approcher de l’esprit les prêcheurs radicaux musulmans, faisant l'apologie ( voilée, ou non… ) des attentats du 11 septembre 2001, à la Mosquée de Finsbury Park…  Finsbury Park, tentez de vous approcher… Il faut tenter de le pénétrer ce « Londonistan » inquiétant, avec ses fidèles radicaux…. trop longtemps tolérés par les autorités britanniques, et dont certains fidèles seraient tombés dans la clandestinité au cours des années 2003-2005, peu avant les attentats du 7 juillet 2005 à Londres. Cela n’excuse en rien la xénophobie « téléphonique » de Morrissey, mais cela apporte des éléments de contexte au dossier…



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"Une cravate est une corde au cou" ( Malraux )



On s’étonne de la conclusion de l’article du magazine britannique : « Si Morrissey fut jadis la voix d’une génération, aujourd’hui, elle ne l’est plus pour nous »… signe de la political correctness du NME ou de la méconnaissance de Morrissey par le journaliste ? En réalité cela fait des années que l’on accuse Morrissey de faire de la provocation subversive sur le thème de l’apologie de l’identité britannique… dans « National Front Disco » ( album « Your Arsenal », 1992, EMI ) il avait déjà provoqué l’indignation, en chantant « England for the English ! » ( dans une chanson évoquant le parcours de jeunes britanniques désespérés « finissant » au National Front et dans le hooliganisme ) ; Morrissey avait également choqué avec « Bengali in Platforms » ( album « Viva Hate », 1988, EMI ) à propos de l’immigration pakistanaise. Qui saura faire la part des choses entre provocation subversive ( dans un temps de tolérance absolu ) et adhésion sincère au nationalisme U.K ?

On reproche même au chanteur, ça et là, d’apparaître parfois sur scène enveloppé dans le drapeau britannique, l’Union Jack…on croit rêver… en furetant un peu sur le web on découvre que l’un des sites du Nouvel Observateur, Obstyles ( le portail des nouvelles tendances ), n’hésite pas à écrire : « (Morrissey) a toujours été proche de l’idéologie du mouvement skinhead, n’hésitant pas à apparaître lors de ses concerts enveloppé dans le drapeau Union Jack, symbole des nationalistes. » Diantre. Voilà « Moz » skinhead ( Ces quatre ou cinq dingues aux crânes rasés qui sillonnent l’Île-de-France ? Vraiment ? ), et l’Union Jack devenu un symbole fasciste…  Peut-être est-ce là le crime intellectuel d’une jeune stagiaire de l’Obs... mais on ne saurait tout de même lui pardonner… et le drapeau français est-il devenu un symbole pétainiste ? Vraiment ? Aïe… j’ai mail à mon cerveau…
   
On ne saurait effacer, à l’aune de ces différents éléments contradictoires et discordants, la dimension essentielle des chansons de Morrissey et des Smiths dans l’histoire de la pop musique actuelle. Rien ne saurait effacer : « The Queen is dead », « Maladjusted », « Driving your girlfriend home », « Angel, angel, down we go together », « Piccadilly Palare », « Speedway », etc., etc., etc,...  

On se délectera aussi de l’addenda qui a été prudemment mis en ligne, dès le lendemain de la publication de cet article par Rue89 : « Mise a jour 1 Dec 07 Morrissey a porté plainte contre le magazine NME pour diffamation. Les avocats de Morrissey ont publié une mise au point sur le site www.true-to-you.net ».

Dont acte.

Alors simple xénophobie…. xénophobie « téléphonique » ? Passagère ? Injustifiée ? Simple accident d’interview ? Simple inadvertance idéologique ? Appel trop tardif ? Appel au saut du lit ? Habituelles techniques journalistiques de piégeage ? Guet-apens en bonne et due forme ?  On repense au texte de la sublime chanson « Speedway » : « I’ve always been true to you…in my own strange way… I’ve always been true to you… in my own sick way… I’ll always stay true to you… ». Je serai toujours honnête avec vous…






Jusqu’où ira la chasse aux vieux Snark, délicieusement réacs et glamours, du « Rock n’Roll » mondial ? Qui sera la prochaine victime pop-culturelle de la néo-inquisition politique des médias ? Quel innocent ? Mick ? Paul Mac’Ca’ ? Elton ? La chasse aux musiciens de droite est ouverte. C’est parti pour la chasse aux sorcières ! C’est parti pour la chasse aux Snark ! Qu’on se le dise !

La fête n’est pas terminée ! Le procès est à venir ! Les procès sont à venir…  et que – par pitié – pendant que les très dignes et brillants lawers britanniques engrangent leurs honoraires, le « rock » ne cesse pas de se faire, surtout pas… right side/left side… le rock n’a pas besoin d’avocats, ni d’inquisiteurs syndiqués, fussent-ils « Maladjusted », ni même de chasseurs de Snark, ou de têtes, curieux ou malsains… le rock réclame un peu de silence médiatique à présent. Le grand « Show » a besoin de se régénérer en silence, en neutralité, en discrétion…. dans l’écho d’un silence, ou dans l’ombre de l’ombre de géants tels que Morrissey…




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PS : en haut à gauche de cet article, c'est Jean Marais qui est face contre terre, la tronche dans l'eau, sous l'oeil photographique de Jean Cocteau... et alors ?




par Apocoloquintose publié dans : Musique
Mardi 27 novembre 2007
La France est au bord de la nouba sociale, de la grande quinzaine festive de l’automobile calcinée, de la médiathèque municipale Louis Aragon carbonisée, de l’école maternelle Georges Marchais consumée. Emeutes ? Emeutes ? En même temps la France pleure une étudiante en journalisme, atrocement assassinée dans le RER. Acte impardonnable. Impardonnable. On craint le retour de l’insécurité. On craint le désordre. On craint une vieille chienlit hivernale. Lourde. Plombée. Il fait froid. Les prix augmentent ( c’est ce que dit ma concierge ! ). Il y a des courants d’air. Mais le président de la République est heureux. Il fait le VRP en Chine, avec Rachida Dati… Commentaire d’image.



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Nicolas Sarkozy visite le site où se trouve l'armée en terre cuite à Xian, le 25 novembre 2007.
©AFP - eric feferberg



Il y a de superbes images qui tombent manifestement mal. Eric Feferberg, photo-journaliste de l’AFP, qui suit le président Nicolas Sarkozy durant sa visite en Chine a pris ce superbe cliché dimanche 25 novembre. L’image a été publiée par de nombreux sites Internet et par plusieurs journaux. On y voit le Président de la République, Rachida Dati et un officiel chinois. C’est ce que l’on appelle une plongée ( les sujets sont photographiés « de haut » : l’appareil de prise de vue surplombe ses sujets ). C’est là une première originalité de ce cliché : les grands de ce monde et autres porteurs d’écharpes officielles sont rarement représentés sous cet angle, légèrement « réducteur ». Ils sont plus fréquemment pris en contre-plongée ( le sujet surplombant l’appareil de prise de vue ), comme sur cet autre cliché de l’AFP, pris par le photographe chinois Goh Chai Hin, représentant Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao, le 26 novembre 2007 à Pékin. La contre-plongée donne de l’importance et de l’épaisseur au sujet, alors que la plongée l’écrase, le contraint, le réduit.



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Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao, le 26 novembre 2007 à Pékin.
©AFP - Goh Chai Hin



Mais revenons à l’image d’Eric Feferberg. Sur ce cliché Nicolas Sarkozy, qui fait face à l’objectif, a un regard extatique de petit garçon qui s’amuse, et la belle Rachida - gainée de fourrure - sourit à un ami quelconque, qui est hors-champ. Ca sent le bonheur. Ca sent la communauté amicale, chaleureuse. C’est pour ça qu’elle tombe mal cette image ; surtout cette semaine. Très mal. Et pour plusieurs raisons. D’abord la France s’est réveillée avec une méchante gueule de bois, lundi, en apprenant l’agression sauvage – et le meurtre au couteau - d’une étudiante en journalisme de 23 ans, Anne-Lorraine Schmitt, dans une rame du RER D, par un récidiviste d’origine turque. Ensuite la France est un peu groggy depuis quelques jours, en assistant à la reprise des affrontements télévisés entre « jeunes » des « banlieues » et policiers. Les violences semblent concentrées sur la zone de Villiers-le-Bel ( charmante bourgade bucolique et pittoresque du Val d’Oise ), mais chaque soir ce sont plusieurs dizaines de policiers qui sont blessés par des jeunes qui tirent à balles réelles sur les forces de l’ordre. On ne doute pas que la grande quinzaine anti-flic de 2005 va reprendre, sous les feux croisés des commentaires sociologiques et des scansions morales des « grands frères » et autres « directeurs de Mjc »… ( « C’est l’ennui, ma bonne dame, qui conduit à brûler des voitures ! Ce sont les contrôles d’identité, répétés, subis par les jeunes, qui leur donnent envie de bouffer du poulet ! C’est l’architecture, ma bonne dame, l’architecture… et oui, ça rend con l’architecture, ce sont les tours le problème… ça rend con les tours… regardez les Amériques ! Regardez New-York, ma brave dame ! » ).

Alors cette photo tombe mal. Très mal. Car l’homme du Karsher, celui qui promettait de nettoyer les quartiers de leurs « racailles », semble prendre des vacances loin de la France. Certes, il est au taf, il est au taquet, cela ne fait pas le moindre doute… il vend des Airbus, des usines Sanofi et des tas de trucs qui ne risquent pas de m’enrichir, mais il fait le touriste quand même. Le cliché de l’AFP laisse songeur. Pourquoi est-il si loin de nous, si loin de l’objectif… alors qu’on aurait aimé le voir consoler la famille déchirée ( "broyée" dit une proche dans l'Est Républicain ) d’Anne-Lorraine Schmitt, alors qu’on aurait aimé le voir en chef d’équipe auprès de son gouvernement, en chef de l’état auprès des policiers à Villiers-le-bel.

Pendant ce temps là, la Ministre de l'Intérieur, Mme. Alliot-Marie, lance des appels dans le vide : "Il faut que des mesures soient prises pour empêcher ceux qui tirent sur les policiers de le faire”. Qui doit prendre la responsabilité de telles mesures ? Suivez mon regard. Ou, non, suivez plutôt son regard sur la photo...

Sur le cliché il est loin, le Président, mais pas seul. Il est accompagné de la ministre de la justice, Rachida Dati. On se demande pourquoi. Evidemment, ça fait un peu couple présidentiel, mais elle est  juste ministre de la justice. C’est entendu. Tiens, une ministre de la justice… ça aurait été pas mal, en France, pour commenter le parcours du tueur d’Anne-Lorraine, criminel sexuel multirécidiviste, remis en liberté sans contrôle… Mais bon, on se dit : ils sont là-bas en copains, pour vendre des Airbus et faire des photos. D’accord. Ils sourient. D'accord. La France qui se lève tôt a le sourire. D’accord. Sont-ils heureux ? Ils seraient donc au moins deux. C’est un bon début. D'accord.

Sur le cliché d’Eric Feferberg l’arrière plan est constitué de l’un des plus célèbres chefs d’œuvres de la sculpture chinoise, l’armée en terre cuite de l’Empereur Qin, située à Xian. Ce site archéologique, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est composé de 6000 statues de guerriers – strictement singulières – mesurant environ 1M80. L’Empereur Qin, unificateur de la Chine, fit enterrer à côté de son tombeau une copie de son armée dans les positions traditionnelles du combat. C’était il y a plus de 2000 ans… On se demande, à l’heure où la poudrière de Villiers-le-Bel projette ses premières étincelles inquiétantes sur les villes voisines et les départements limitrophes, si Nicolas Sarkozy ne devrait pas les emporter dans la valise diplomatique, ces guerriers chinois de l’antiquité. Ces valeureux combattants. Ces soldats. On se demande si il ne devrait pas leur demander, à l’oreille, des conseils pour juguler les violences, dans les rames de RER comme dans les rues de certaines villes françaises. On se demande, absorbé dans une rêverie fantasque, si Sarkozy ne devrait pas prendre la tête de l’armée de Qin, et rentrer en France à cheval. A la tête d’une armée de chinois, en terre cuite, armés de Karsher…

Et puis non, finalement. On reprend la photo de l’AFP. On la regarde dans tous les sens. Il y a de superbes images qui tombent manifestement mal. Très mal. On se demande surtout pourquoi il n’est pas déjà en France, le Président… 



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PS: on lira avec profit le bouleversant hommage rendu par Frédéric Pons, de Valeurs Actuelles ( sur le blog de VA ), à Anne-Lorraine Schmitt, qui fut stagiaire au sein de l’hebdomadaire.



par Apocoloquintose publié dans : Politique
Dimanche 25 novembre 2007
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Depuis plusieurs années, les membres des Untergunthers investissent des sites divers de la capitale (églises, bâtiments, cryptes...) qu'ils... restaurent clandestinement. « Ce sont des initiatives extrêmement spontanées. Généralement, il s'agit de sites que l'administration a abandonnés ou dont elle ignore jusqu'à l'existence », explique Lazar Kunstmann, leur porte-parole…



Un article de Clarisse Fabre, dans Le Monde, attire notre attention sur un très sympathique groupe d’activistes clandestins BCBG – les « Untergunthers » - dont le but est de « restaurer les parties invisibles du patrimoine ». Loin d’avoir des profils de terroristes, de faucheurs d’Ogm, ou de délinquants de droit public, les membres d’Untergunther ont entre 35 et 40 ans et sont parfaitement rangés ( avocats, magistrats, intellectuels, profs, etc. ). Ils ont simplement le goût de la subversion chic, et un tropisme culturel marqué pour l’occupation illégale des monuments historiques.

De septembre 2005 à septembre 2006, plusieurs membres de cette organisation ont occupé le Panthéon - à l'insu de l'administration - dans le but de réparer son horloge. "C'est une horloge Wagner, qui date de 1850. Elle ne fonctionnait plus depuis 1965 et tout le monde l'ignorait. On l'a remise en état avant qu'il ne soit trop tard", raconte l'un des porte-parole d'Untergunther, Lazar de son nom de code. "On n'est pas des squatteurs. Créé dans les années 1980, à l'époque où les soirées dans les carrières étaient à la mode, UX investit des sites inutilisés tout ou partie du temps, comme une station de métro la nuit. Ces lieux sont des "délaissés urbains". On y organise des activités positives et apolitiques : festivals de films, rénovation patrimoniale", a expliqué Lazar au Monde.




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Le Panthéon, à Paris.



L'atelier de restauration, baptisé UGWK, a été piloté par Jean-Baptiste Viot, un ancien horloger de chez Bréguet, place Vendôme. Entouré d'une équipe, le jeune homme a refait des pièces manquantes et remis en marche le mécanisme, pour un coût d’environ 4 000 euros. De sources autorisées on murmure que la restauration est de grande qualité…
   
C’est au cœur du mois d’août que des membres du groupe Untergunther se sont fait arrêter par la police, alors qu’ils tentaient de pénétrer à nouveau dans le Panthéon. Le 23 novembre dernier ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour avoir dégradé le mécanisme d’une serrure. Faute d’éléments suffisants ils ont été relaxés.

Le Centre des monuments nationaux se réserve le droit de faire appel.  "Il est encore trop tôt pour le dire", a déclaré le directeur du CMN, Vincent Leroux, qui ajoute : "Je ne suis pas sûr que l'objectif d'Untergunther soit la réparation de l'horloge. N'y a-t-il pas le goût du challenge, de la transgression des interdits ?"

Moralité de l’histoire : il y a donc plusieurs manières d’entrer au Panthéon…



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Pour compléter cette déambulation je vous recommande de visionner le très beau court-métrage "Exploration urbaine" de Lazar Kunstmann, datant de 2002. (14 minutes)


( Tableau : Dali, La persistance de la mémoire - détail )


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par Apocoloquintose publié dans : sport

F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.


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