Syndication RSS

  • Flux RSS des articles

F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.

 

nouvellephoto-moi.jpg






 

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 20:14

Femmes tondues et femmes à barbe… le mythe du poil signifiant….


Par F-X Ajavon.


Les nombreuses campagnes publicitaires L’Oréal nous l’ont martelé sauvagement ces dernières années : une femme, entendons une femme « qui le vaut bien », une « vraie » femme, compte surtout par sa chevelure. Ainsi, qu’est-ce qui rend « FEMME » une femme ? Qu’est-ce qui la rend profondément femme ? Eh bien, sa capacité à faire virevolter sa crinière, dans un mouvement circulaire à l’ampleur variable…


Dis-moi oui, Andy...

 

Si la valeur d’une femme se calcule sur la base de sa richesse capillaire, les plus pointilleux pourraient m’objecter le cas de la femme à barbe…


Café de la femme à barbe, Clémentine Delait ( 1865 - 1939 )

 

C’est vrai ? Quoi... Pourquoi les poils d’en-hauts devraient-ils primer sur ceux d’en-bas ? Honteuse injustice…


Et celles-là, là-dessous, elles le valaient bien, aussi ? Ces femmes accusées de collaboration érotico-sexuelle avec les allemands, au terme de la seconde guerre mondiale, elles le valaient bien, aussi ?


Ami lecteur… méfie-toi du poil signifiant… et c’est un homme à l’alopécie galopante qui te parle…

 

 

"La belle qui couchait avec le roi de Prusse
Avec le roi de Prusse"

 



" A qui l'on a tondu le crâne rasibus
Le crâne rasibus
"



"J'aurais dû prendre un peu parti pour sa toison
Parti pour sa toison"

 

 


"Quand, pire qu'une brosse, elle eut été tondue
Elle eut été tondue
J'ai dit : " C'est malheureux, ces accroch'-cœur perdus
Ces accroch'-cœur perdus ""



"J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cœur
C'est un accroche-cœur"




La femme tondue...image morbide du ressentiment masculin à l'égard du poil féminin tout-puissant ?





"Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich ",
Pour les " ich liebe dich "
Lui valut de porter quelques cheveux postich's
Quelques cheveux postich's"






Ava Gardner, dans ses oeuvres diaboliques de beauté... 

"le poil féminin tout puissant"...

j'en écris des conneries parfois, non ?




*
*     *

Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : polemique pure
Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 20:09
Une performance inouïe de Ella Fitzgerald que je viens de découvrir sur le web… l’icône jazz s’offre une interprétation inoubliable de « The man I love », le standard des frères Gershwin, qui rejette dans la poubelle de l’histoire toutes les versions précédentes. Très sage pendant les deux premières minutes, Ella revisite ensuite, pendant près de six minutes, la chanson des Gershwin, à sa propre sauce et se permet même de lui adjoindre vers la fin des fragments de « Diamonds are the girl’s best friend », chanson de Mme. Monroe.




Ella Fitzgerald


Moment anthologique.

1974, sur scène, au club londonien de Ronnie Scott….

1974, j’étais même pas né… pffui… quel dommage !


Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : surfemme
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 20:37
Dans la série « Les livres que vous n'avez pas lu ».


Louis-Joseph-Marie Robert, Essai sur la mégalanthropogénésie, ou l'Art de faire des enfants d'esprit, qui deviennent des grands hommes ; suivi des traits physiognomoniques propres à les faire reconnaître, décrits par Lavater, et du meilleur mode de génération, Paris, 1801.



Vers le surhomme napoléonien ?


Le Dr. Robert s'inscrit dans la « préhistoire » de l'eugénisme, et proposait dans ce livre introuvable une méthode pour produire - ni plus ni moins - que des « grands hommes » - concept au succès européen incontestable au début du XIX ème siècle, notamment via les analyses de Hegel sur l'histoire.


Dans son coin, le p'tit Doc. Robert défend une théorie sélective intransigeante visant à développer dans la société les « grands hommes » qui sauront prendre en main la toute jeune France démocratique d'après la Révolution de 1789, la toute jeune France napoléonienne...


Extraits...


Si les sciences et les beaux arts font la gloire et le bonheur des sociétés, quoi qu'en ait dit un grand philosophe, l'état le plus florissant sera toujours celui qui, comme la France, pourra joindre aux richesses d'une abondante population, le secret vraiment admirable et jusqu'ici inconnu, de créer des grands-hommes à volonté. C'est une vérité pour moi démontrée, qu'il n'est pas plus difficile d'avoir des enfants d'esprit, que d'avoir un cheval arabe, un basset à jambe torse, ou un serin de race. Les esprit superficiels et mon siècle m'appeleront peut-être un fou, mais je n'ambitionne recueillir dans la postérité que la voix du sage.

 

L'expérience et l'anatomie nous apprennent que non seulement les enfants héritent des passions de leurs parents, mais encore qu'ils en empruntent la charpente osseuse. « La matière, dit Aristote, prend dans la génération une forme semblable à celle des individus qui la fournissent » ; et les vieillards décrépits qui engendrent, ont, au rapport de Buffon, moins de part que les autres hommes à leur propre production ; et de là vient aussi que de jeunes personnes qu'on marie avec ces vieillards difformes, produisent souvent des monstres, des enfants contrefaits, plus défectueux encore que leur père.  Dans l'économie rurale, ne voit-on pas tous les jours le preuve de cette vérité ? Sur quoi est fondée la pratique des haras ? N'est-ce pas sur la perpétuité des races pures ? « N'aide t-on pas la nature, disait, il y a plus de deux mille ans, Platon, lorsqu'on accouple de beaux étalons avec de superbes cavalles, et si l'on ne choisit pas ce que l'on a de meilleur dans les écuries, peut-on avoir autre chose que des haras détestables ».



Chevaux limousins, et écuyères de circonstance


Un cheval d'Arles ne produira jamais un limousin, ni un bidet de corse un normand. Il en est de même pour l'espèce humaine : on sait que les plus beaux couples, et les plus parfaits à tous égards, donnent à l'état une postérité mieux conditionnée de corps et d'esprit. C'est toujours sur le même principe qu'est fondée la naturalisation de ces fameux troupeaux espagnols, qui, quoique transportés sous des climats divers, conservent toujours le type de leur origine et de leur race primitive. N'est-ce pas sur l'hérédité des qualités paternelles dans le faucon et le limier, que le chasseur fonde son art, établit ses jouissances et varie ses plaisirs. Eh bien ! je le répète, les mêmes lois régissent l'homme dans son économie ; il se reproduit par copulation et engendre, comme tous les autres animaux, par la transmission de ses particules organiques : pourquoi donc le germe des vertus et des talents ne serait-il pas aussi chez lui héréditaire ?

 

L'histoire journalière des sociétés humaines  nous apprend que les vices se transmettent  dans les familles. L'amour des femmes et du vin, la passion du jeu se propagent de père en fils. Eh bien ! si la folie est héréditaire, pourquoi la raison ne le serait-elle pas aussi ? Si un idiot, atteint de crétinisme, n'engendre, suivant toutes les lois de la nature, qu'un idiot, un homme de génie ne doit avoir que des enfants d'esprit. Mais pourquoi, me dira t-on, les grands-hommes sont-ils donc si rares ? Pourquoi un père illustre laisse t-il le plus souvent un fils ignoré ? C'est que jusqu'ici on a ignoré le secret de la Mégalanthropogénésie ; c'est qu'on a négligé d'observer ce qui se passe dans la nature, et de voir le mécanisme de la génération ; et il en est résulté que les grands-hommes « n'ont été jusqu'à ce jour, suivant Helvétius, que l'ouvrage d'un concours aveugle d'heureuses circonstances ».


Les mariages mégalantropogénésiques sont donc l'unique moyen de pouvoir conserver la race pure des grands-hommes, et de la perpétuer de siècle en siècle. Mariez un homme d'esprit avec une femme d'esprit, et vous aurez des hommes de génie.


Napoléon Bonaparte, "imperator"...



La dégénérescence des races se fait toujours par les femelles, suivant Buffon ; et ce principe reconnu, il est aisé de concevoir pourquoi Louis Racine est si fort au-dessous de Jean. Catherine Romanet, épouse du grand Racine, n'avait jamais connu, ni par la représentation, ni par la lecture, les pièces qui ont immortalisé son mari.  D'après une telle rouille dans les organes cérébraux de Catherine, on ne peut nier que la dégénérescence de la race ne se soit faite ici par la femelle?

 



La dégénérescence de la race par la femelle? Mmmm....


La plupart des grands-hommes ont été célibataires ou livrés à des caprices bizares ; presque tous ont recherché dans leurs épouses plutôt les vertus du coeur que les talents de l?esprit ; ils ont semé, pour ainsi dire, des terres ingrates et stériles ; le germe de l'imagination n'a pu lever au milieu des ronces de l'ignorance, et quelque excellent caractère qu'ait eu Thérèse, elle ne pouvait produire que des enfants indignes de Jean-Jacques. Peut-être est-ce à cette considération que Rousseau ? Mais le doux nom de père aurait été sacré pour lui, et la voix de la nature devait lui crier plus fort que les préjugés de la raison.


Je crois avoir démontré jusqu'à l'évidence la vérité de mon système : tout être qui pense doit en désirer l'execution. Voilà sans doute un de ces projets qui sont vraiment utiles, et qu'un génie tel que Bonaparte, né pour opérer des merveilles, ne laissera pas échapper. Si la boussole ouvrit à l'homme le chemin de l'univers, et lui en applanit la route, la Mégalanthropogénésie ouvrira au savant le labyrinthe de la nature ; ses secrets lui seront dévoilés, et la puissance créée  ( témoin déjà les nouveaux phénomènes de la chimie ) atteindra peut-être un jour le pouvoir créateur.


Un grand jury national, présidé par le premier consul, pronconcerait, le premier jour complémentaire, sur la sortie des élèves de l'Athénée, qui auraient achevé leur éducation, et désignerait les places qu'ils devraient occuper.

 

Tous les ans, à la fête de la République, le premier consul donnerait une récompense nationale aux six éleves de chaque Athénée, qui se seraient le plus distingués dans le cours de leurs études, et ce serait ce jour-là que l'on célèbrerait les mariages mégalanthropogéniques. Bientôt la fête du premier vendémiaire deviendrait aussi célèbre que celle des jeux olympiques de l'ancienne Grèce ; le monde savant accourerait à cette cérémonie, et contemplerait avec admiration des couples fortunés, destinés à devenir le foyer des connaissances et des lumières qui doivent éclairer un jour l'univers.(...)


*

*      *

Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Les livres que vous n'avez pas lu
Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 19:41
Un article de la dernière livraison de « La Recherche » ( n°402 de novembre 2006 ) nous révèle que le nucléaire, c’est FANTASTIQUE… en effet, cet article fait le point sur de récentes études révélant que l’uranium est actif sur le corps humain, même à très faible dose. Dans ce papier, co-écrit par MM. Souidi, Lestaevel et Guéguen, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, on apprend que l’uranium est bon pour les rêves….  et oui, les REVES…

 

Le rêve occidental...


Et cela en dit long sur la volonté du président iranien de faire prospérer les petites centrales sur le sol de son pays… en fait, il s’emmerde…

« L’uranium perturbe le sommeil, en augmentant la durée du rêve. Les état de sommeil et d’éveil sont identifiables par l’activité électrique cérébrale. L’amplitude et la fréquence des ondes cérébrales, en variant au cours de la journée, permettent de distinguer plusieurs stades : un état d’éveil, un stade de sommeil lent et un stade de sommeil paradoxal, correspondant  au rêve. Ces trois stades peuvent être quantifiés chez le rongeur. Après contamination à l’uranium, le sommeil lent n’est pas modifié. En revanche, la quantité  de sommeil paradoxal augmente de 38% par rapport au sommeil des animaux non contaminés. » ( p. 58 )


Alors, de quoi se plaignent les anti-nucléaires ? L’uranium, c’est le rêve…



Une demi-douzaine d'activistes anti-plutonium, qui ne savent pas ce qu'ils font, sous la pluie...

*

*      *

Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : apocoloquintose-and-co
Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 13:36
Le blog CGB attire notre attention sur le très beau dessin que Jérôme Presti a réalisé en hommage à l’écrivain Philippe Muray, disparu cette année.

 


 

Muray, seul.

 

 

Voilà le site de l’illustrateur Presti – un fan de Muray.


Notez que Muray avait enregistré quelques uns de ses poèmes – sur fond musical easy-listening. On en trouve des extraits sur son site officiel.

 

On se délectera, pour finir, de ce texte court, extrait d’Exorcismes spirituels III.

 


Muray, en face.

REBELLE ET TAIS-TOI

Par Philippe Muray

Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoël. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes-garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout.


Sauf à la France d’en bas, bien sûr, et aux ploucs qui n’ont pas encore compris que la justice sociale ne débouche plus sur la révolution mais sur un séjour d’une semaine à Barcelone défiant toute concurrence.


Par opposition à son ancêtre le rebelle-de-Mai, ou rebellâtre, on l’appellera rebelle à roulettes. Car la glisse, pour lui, est une idée neuve en Europe. Le rebelle-de-Mai est d’ailleurs mal en point, par les temps qui courent. Ce factieux assermenté, qui riait de se voir éternellement rebelle en ce miroir, ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques, écume de rage depuis qu’on s’est mis à l’accuser de complicité avec les « pédocriminels ».


 


Rando-Roller à Paris : image du bien moderne "festif" ?


Le rebelle à roulettes, en revanche, a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse, un brave qui défie à vélo les intempéries. Il est prêt à descendre dans la rue pour exiger une multiplication significative des crèches dans les centres-villes (le rebelle à roulettes est très souvent un jeune ménage avec enfants). Il aime la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance. Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance.


Et ce n’est vraiment pas à son intention que Bernanos écrivait, peu après la dernière guerre : « Ce monde se croit en mouvement parce qu’il se fait du mouvement l’idée la plus matérielle. Un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. Si vite qu’on dégringole une pente, on ne fait jamais que se précipiter, rien de plus. »


Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il bouge. C’est pour ça qu’il est entré dès son plus jeune âge dans la secte des Avançistes du Septième Jour. À Paris, il a voté Delanoël, rebelle d’Hôtel de Ville. Car, comme ce dernier, il est contre le désordre. À fond. « Nous sommes les candidats de l’ordre », avait d’ailleurs proclamé le Delanoël dans son dernier meeting de campagne.


Et en effet, il n’y a plus qu’un désordre, plus qu’une anarchie : ne pas être en phase avec l’idéologie du rebelle à roulettes.

Exorcismes spirituels III


Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : apocoloquintose-and-co
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés