F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.

 

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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 21:34

En l’an 2000 le génial producteur, chanteur, et compositeur Bertrand Burgalat a composé la musique de l’album de Michel Houellebecq « Présence humaine ». Musique parfois qualifiée de « rap mou » à la sauce easy-listening, Burgalat a pourtant donné à l’écrivain un tapis sonore à la hauteur de son univers. En échange, Houellebecq écrira un très beau texte pour l’album « The Ssssound of Mmmusic » de Burgalat, titré « Gris Métal ». Les deux albums sont édités chez TRICATEL.

 

 

 
Bertrand Burgalat.

 

Burgalat a également écrit la musique du désopilant album solo de Valérie Lemercier « Valérie Lemercier chante » ( 1996 ), et il s’est distingué par deux autres albums solos : « Bertrand Burgalat meets A.S Dragon » ( 2001 ) et « Portrait robot » ( 2005 ).

 

 

 

Michel Houellebecq se prend pour Keith Moon, sous le regard amusé de Burgalat

 

Le clip de « Gris Metal » a été réalisé par François Nemeta ( assistant de Gondry )

 

« Camélia blanc dans une tresse
de cheveux noirs et torsadés
ton corps frémis sous les caresses
et la lune est apprivoisée… »

 

 

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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 23:19


Gustave Flaubert


« Madame Bovary » de Flaubert, revue et corrigée par Artus de Penguern, dans le film « Grégoire Moulin, contre l’humanité ».



Artus de Penguern dans "Grégoire Moulin contre l'humanité"

 

Dans ce montage, l’héroïne tragique de Flaubert est la ravissante Pascale Arbillot...


"Mme Bovary" revue par Artus de Penguern
envoyé par Apocoloquintose


On notera, au passage, que j'ai lancé un compte Daily Motion, avec quelques vidéos belles, profondes et diverstissantes....

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Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /Nov /2006 19:41
Un article de la dernière livraison de « La Recherche » ( n°402 de novembre 2006 ) nous révèle que le nucléaire, c’est FANTASTIQUE… en effet, cet article fait le point sur de récentes études révélant que l’uranium est actif sur le corps humain, même à très faible dose. Dans ce papier, co-écrit par MM. Souidi, Lestaevel et Guéguen, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, on apprend que l’uranium est bon pour les rêves….  et oui, les REVES…

 

Le rêve occidental...


Et cela en dit long sur la volonté du président iranien de faire prospérer les petites centrales sur le sol de son pays… en fait, il s’emmerde…

« L’uranium perturbe le sommeil, en augmentant la durée du rêve. Les état de sommeil et d’éveil sont identifiables par l’activité électrique cérébrale. L’amplitude et la fréquence des ondes cérébrales, en variant au cours de la journée, permettent de distinguer plusieurs stades : un état d’éveil, un stade de sommeil lent et un stade de sommeil paradoxal, correspondant  au rêve. Ces trois stades peuvent être quantifiés chez le rongeur. Après contamination à l’uranium, le sommeil lent n’est pas modifié. En revanche, la quantité  de sommeil paradoxal augmente de 38% par rapport au sommeil des animaux non contaminés. » ( p. 58 )


Alors, de quoi se plaignent les anti-nucléaires ? L’uranium, c’est le rêve…



Une demi-douzaine d'activistes anti-plutonium, qui ne savent pas ce qu'ils font, sous la pluie...

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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 13:36
Le blog CGB attire notre attention sur le très beau dessin que Jérôme Presti a réalisé en hommage à l’écrivain Philippe Muray, disparu cette année.

 


 

Muray, seul.

 

 

Voilà le site de l’illustrateur Presti – un fan de Muray.


Notez que Muray avait enregistré quelques uns de ses poèmes – sur fond musical easy-listening. On en trouve des extraits sur son site officiel.

 

On se délectera, pour finir, de ce texte court, extrait d’Exorcismes spirituels III.

 


Muray, en face.

REBELLE ET TAIS-TOI

Par Philippe Muray

Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoël. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes-garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout.


Sauf à la France d’en bas, bien sûr, et aux ploucs qui n’ont pas encore compris que la justice sociale ne débouche plus sur la révolution mais sur un séjour d’une semaine à Barcelone défiant toute concurrence.


Par opposition à son ancêtre le rebelle-de-Mai, ou rebellâtre, on l’appellera rebelle à roulettes. Car la glisse, pour lui, est une idée neuve en Europe. Le rebelle-de-Mai est d’ailleurs mal en point, par les temps qui courent. Ce factieux assermenté, qui riait de se voir éternellement rebelle en ce miroir, ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques, écume de rage depuis qu’on s’est mis à l’accuser de complicité avec les « pédocriminels ».


 


Rando-Roller à Paris : image du bien moderne "festif" ?


Le rebelle à roulettes, en revanche, a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse, un brave qui défie à vélo les intempéries. Il est prêt à descendre dans la rue pour exiger une multiplication significative des crèches dans les centres-villes (le rebelle à roulettes est très souvent un jeune ménage avec enfants). Il aime la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance. Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance.


Et ce n’est vraiment pas à son intention que Bernanos écrivait, peu après la dernière guerre : « Ce monde se croit en mouvement parce qu’il se fait du mouvement l’idée la plus matérielle. Un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. Si vite qu’on dégringole une pente, on ne fait jamais que se précipiter, rien de plus. »


Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il bouge. C’est pour ça qu’il est entré dès son plus jeune âge dans la secte des Avançistes du Septième Jour. À Paris, il a voté Delanoël, rebelle d’Hôtel de Ville. Car, comme ce dernier, il est contre le désordre. À fond. « Nous sommes les candidats de l’ordre », avait d’ailleurs proclamé le Delanoël dans son dernier meeting de campagne.


Et en effet, il n’y a plus qu’un désordre, plus qu’une anarchie : ne pas être en phase avec l’idéologie du rebelle à roulettes.

Exorcismes spirituels III


Mercredi 1 novembre 2006 3 01 /11 /Nov /2006 16:15



Michel Houellebecq soutient une cabine téléphonique allemande

 

John B. Root, l’un des réalisateurs porno les plus doués de sa génération, à qui nous devons notamment les longs métrages French Beauty et Une nuit au bordel, a récemment raconté sur son excellent blog, Inkorrekt, sa rencontre avec l’écrivain Michel Houellebecq.


Esthète du sexe et « intello » du métier, B. Root, de son vrai nom Jean Guilloré, a mené plusieurs vies : auteurs de livres pour enfants, JRI pour Thalassa, journaliste, etc. et sa rencontre avec Houellebecq, passionné à la fois par le cinéma et par la question de la représentation du sexe ( par les images ou les mots ), n’avait rien d’étonnant…

 


John B. Root, alias Jean Guilloré, (à gauche)  dans ses oeuvres


 

Voilà comment le photographe rapporte sa rencontre avec l’écrivain :

 

Je lui avais écrit une lettre d'admiration, après la sortie de "Plateforme" pour lui dire tout le bien que je pensais de lui et pour l'inviter à la projection de French Beauty. Il n'est pas venu à la projection mais il a vu le film en VHS, je crois. Ensuite, assez régulièrement, il m'a envoyé des cartes postales. "Bonjour, je suis dans le Sud de l'Espagne." C'était mignon.

Un jour, il m'a fait parvenir le scénario des "Particules élémentaires" qu'il avait pondu, je crois, avec Philippe Harel, en me demandant de le lire. Une semaine plus tard, il frappe à la porte du bureau. c'était un samedi, je crois et j'y étais seul. Grand silence entre nous. "Que penses-tu de mes films, Michel?" Silence. "Euh. Il y a beaucoup de sexe dedans." Silence.

 

Neige, l'une des charmantes égéries dénudées de B. Root.

 

"Que penses-tu de mon scénario, John?" "Je ne l'aime pas". "Ah". Silence. Je lui dis que je trouve le scénario inférieur au livre et qu'il y manque le désespoir qui donne le vertige métaphysique final. Je lui reproche d'avoir trop mis en avant les galipettes d'échangistes petit-bourgeois, le marivaudage et d'avoir, finalement, pondu un scénario pour lectrices de magazines féminins. Il rit et me dit qu'il aime beaucoup les magazines féminins. Ah. Silence.

 

Je m'attends vaguement à ce qu'il me propose quelque chose. De l'aider à une ré-écriture, de lui proposer un projet, de lui montrer des trucs... Il ne demande rien. Il regarde les murs. Le silence pèse des tonnes. Je lui demande ce qu'il fait de son temps, maintenant qu'il est riche. Il me dit qu'il vient de passer quelques mois dans le sud de l'Espagne à jouer à la balle avec son chien et que c'était bien. Ah. Et qu'il a lu tout Mauriac et que c'était bien aussi. "Tu as lu Mauriac, John?" J'avoue que non. Silence. "C'est bien, Mauriac."




François Mauriac, l'une des égéries de Houellebecq

 

On sort boire une bière, puis une seconde au rade en face. Peu de mots, pas d'échange ou si peu. On se dit au revoir. Je ne l'ai jamais revu. Pas non plus reçu de nouvelle carte postale. Au total, on a bien du passer trois heures ensemble. Je crois qu'il s'est ennuyé à mon contact. Que je l'ai déçu. Je ne sais pas à quoi il s'attendait.


Ce qui est amusant, c'est que j'ai retrouvé plein d'éléments de notre conversation dans son dernier bouquin "la possibilité d'une île" : le Sud de l'Espagne, la solitude avec le chien sur la plage, les magazines féminins, les trajets en voiture, les problèmes d'adaptation cinématographiques. Je me suis demandé, ensuite, si on avait parlé de ça parce qu'il était en train d'écrire et qu'il avait ça en tête ou si notre conversation l'a mis sur une voie... Je saurai jamais.

 

Source : Inkorrekt ( le 8 septembre 2006 )

Merci à John B. Root de m'avoir autorisé à reproduire son texte ici !

 

Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /Oct /2006 11:23

Allez tas d’bourgeois, de retour de la messe, un peu de jazz….



Gainsbourg - All the things you are
envoyé par Quiche

Serge avec les musiciens de l’époque de Confidentiel et de Couleur café ( 63-64 ). De loin, sa meilleure période…


Z'avez vu à droite ? Vous comprenez mieux le truc de Hegel "La chouette de Minerve ne prend son envol qu'à la tombée de la nuit", etc.


Et puis pour le plaisir ( et le mauvais esprit ) :




Gainsbourg brule un billet
envoyé par gainsbarre


Trop d’impôts tue l’impôt…


Serge, dandy ou anar de droite ?

 


Jeudi 19 octobre 2006 4 19 /10 /Oct /2006 21:41

Bonjour à tous,

 

Bienvenue sur le blog culturel, antique, médiéval et philosophique Apocoloquintose and Co., lancé – tardivement je sais - par F-X Ajavon en l'an de grâce 2006. Vous y trouverez quelques uns de mes textes publiés dans la presse, quelques réflexions inédites, et tout un fatras philosophico-théologico-littéraire de bon goût.

 

N’hésitez pas à réagir – en ces pages -  à mes publications. Depuis quelques années il m’arrive de publier dans la presse des textes plus ou moins polémiques ( dans Le Monde, Libé, le Figaro, etc. ) et d’être confronté à des réactions virulentes de lecteurs enthousiastes ou « en colère »… j’espère que je pourrais avoir un rapport plus direct aux lecteurs via ce blog.

 

Je tiens aussi à vous tenir informé de quelques informations insolites, graves ou inquiétantes, glanées ça et là, de-ci delà, dans la presse française et internationale, et susceptibles d’alimenter une réflexion, de nature philosophique et littéraire.

 

Bien évidemment, rien de ce qui m’est intime et personnel, ne sera divulgué en ces pages. Que intérêt d’ailleurs ?

 

Courtoisement,

 

fxa

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