F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.






 

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Jeudi 9 avril 2009
J'ai commis un article facétieux sur la vidéo qui enflamme actuellement le web... celle d'un infâme petit provocateur bourgeois à écharpe - du genre Christophe Barbier - se faisant agresser par une demi-douzaine de norvégiens. La séquence est trash (je pense que vous l'avez tous vu : ASI la diffuse et on peut la trouver un peu près partout)… j'en ai donné un compte-rendu complètement décalé pour le RING. Me moquant à la fois de ces jeunes agresseurs brutaux qualifiés de "syldaviens" et des différentes voix "sociologiques" et "explicatives" qui se sont exprimées depuis la mise au jour de cette séquence... Je note, aussi, qu'il s'agit là d'un pur scoop "web" que les médias traditionnels n'auraient certainement pas relayé de prime abord.... Bonne lecture de "Orange mécanique station magenta", et en espérant que cela pique votre curiosité !








Je publie, aussi, cette semaine, ma toute nouvelle « Chronique de la philosophie médiatique » sur Actu Philosophia, dédiée à l’intervention fatigante de Bernard-Henri Levy lors d’un procès d’Assise toulousain…






Sans parler du fait que moi aussi j'ai été pote avec Léautaud... comme tout le monde !! Ou presque... Pourquoi pas !





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- Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : philosophie
Samedi 28 mars 2009
Pour info : voici un petit texte tendre et revigorant consacré à nos amis les activistes de l’ultra-gauche...  « Monoprix Toulouse : la propriété, c’est le vol ! »





Récit, sous forme de gonzo-reportage assumé, de la dévastation méthodique – et festive - d’un Monoprix provincial, par des hordes de jeunes sauvages… Keffiehs avantageux. Punks-à-chiens. Midinettes anti-racistes en psycho. Décroissants babas écolos à vélo. Chômeurs activistes encartés à la CGT. Profs bobos « en luttes », et à lunettes. Etc., etc…


A la


Bref, la propriété c’est le vol ! Et demain.... je rase gratis !



moi



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- Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Cinéma
Mercredi 18 mars 2009
Pour info, voici un nouveau papier de la série « Chroniques de la philosophie médiatique » (Actu Philosophia), consacré cette fois-ci à l'émission de Raphaël Enthoven, diffusée par Arte, "Philosophie". Dans cet article je reviens, aussi, sur le grand engouement médiatique et populaire, du milieu des années 90, en faveur de la philosophie… (Qui avait permis à Mme. Jospin de montrer son cul sur les remparts de Varsovie… de faire de la tv quoi ! ) Sombre époque.








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- Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : philosophie
Lundi 16 mars 2009
Voici un papier espiègle publié sur CAUSEUR, consacré à l'exploitation de Facebook par les hommes politiques français. Il est dédié à Diégo, le chien de Renaud Donnedieu de Vabres, qui a pris le pouvoir sur le "profil" de son maître.






Facebook est mon drame. Avant le lancement de la fameuse plate-forme de socialisation je lisais beaucoup, je voyais des amis, je m’asseyais à la terrasse des cafés de la Contrescarpe pour regarder passer les filles en lisant du Claudel. Bref je vivais. Mais depuis que j’ai un compte sur Facebook, c’est fini. Rideau ! Plus de littérature ! Plus de potes ! Plus de filles ! Maintenant, dès que j’ai cinq minutes à perdre je vais sur Facebook… j’espionne ce que font mes « ex », je m’abonne à des groupes d’intérêt débiles, j’affiche ma pride d’être « fan » de l’Atomium de Bruxelles ou de Xavier Darcos, je laisse des commentaires spirituels sous les photos de mes “friends”. C’est tellement plus moderne d’avoir des « friends » que d’avoir des « amis ». Les amis, ce sont les collègues du bureau, les anciens de la fac, les potes du club de squash. C’est pas top. Les “friends”, c’est autre chose. Je compte parmi mes friends de vraies pointures, genre Yves Montand (car, oui, sur Facebook on peut être ami avec des morts)… mais, pour être honnête, ceux que je préfère, ce sont les hommes et les femmes politiques.

A suivre sur CAUSEUR...







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- Par Apocoloquintose - Voir les 0 commentaires
Publié dans : Politique
Jeudi 5 mars 2009
Quand le charabia d’un fou à lier rejoint la langue de bois ambiante. Lecture d’un numéro du Monde.

par F-X Ajavon



Je dois vous faire une confidence impudique, relevant presque de l’anecdote « de caniveau » (comme dirait le moraliste Thomas Piketty) : chaque après-midi je lis Le Monde. Chacun a son petit défaut inavouable. Voilà, pour l’essentiel, quel est le mien. Et dans Le Monde du jour (daté du 05/03) j’ai été frappé tout à l’heure par un tout petit mot, utilisé par Sophie Landrin pour rendre compte du langage de l’individu qui a adressé des menaces de mort assorties de munitions d’armes à feu, à quelques cadors de la République : un sabir. « Un sabir confus et mal orthographié… ». Lexique indigent, niveau ortho-syntaxique « collège unique », agressivité tendance « nouveaux publics » en Zep. Bref, voici un sabir qui en dit déjà long sur l’ignominie du personnage. Jugez un peu ; l’individu menace crânement : « Vous voulez nous mettre au pas, en coupe réglée par vos amis et au bon vouloir du Roy », mais s’englue littéralement dans ses mots : « Nouveau centre FN et autres collabos centristes et socialos collabos ! » Voilà un vrai style de cochon anti-social ! Et ceci, ce n’est pas gouleyant comme une dissertation de normalien : « Le mépris total de vous envers le peuple nous impose d'agir dès maintenant. (...) Le dispositif de surveillance nous a permis de vous cibler, vous et les vôtres dans vos déplacements. Donc vous êtes ciblés et verrouillés. Vous êtes dans les starting blocs de la mort ». Typiquement le sabir d’un ennemi de la République qui veut supprimer Alain Juppé de la surface de la planète (quelle blague !). Mais le poète-lauréat sait atteindre des sommets quand il évoque l’homme dont il est certainement secrètement amoureux, Nicolas Sarkozy : « sale hongrois digne de la pire figure du fascisme hitlérien qui aura le temps de méditer à l'état létal ». Du n’importe quoi. Même Julien Coupat se débrouille mieux. Un homme qui écrit aussi mal le français vient sans aucun doute de l’anti-France, des sous-couches obscures de la subversion la plus occulte, et peut-être même de l’inhumanité. Ces cris rejoignent les aboiements du chien, les jappements du corbac, ou les rires de la hyène.  




Corbeau anti-UMP


Quelques pages plus loin je prends en pleine poire une assommante tribune de Bertrand Delanoë défendant sa vision du « Grand Paris ». Et là, surprise… re-sabir. Mais sabir de « pro », sabir soupesé jusqu’à la moelle, sabir politique. Couchés les clébards et les hyènes ! Langue de bois. Ecoutez-moi ces mots alignés pour ne rien dire, pour ne strictement rien signifier… Commencer une phrase comme ceci ne présage d’ailleurs rien de bon pour la suite du discours : « Conscients de l'ampleur de ces défis… » Ponctuer son texte de tics rhétoriques aussi énormes que celui-ci en dit aussi fort  long : « Faut-il aujourd'hui aller plus loin ? Clairement, je réponds oui. » Et moi je réponds « Peut-être pas… » Et finalement une phrase de cet acabit montre bien que le sabir confus de Delanoë tend volontairement à être aussi insignifiant que celui du sinistre corbeau de la République : « Il faut imaginer collectivement les conditions d'une étape nouvelle, à partir de notre vision commune du XXIe siècle francilien. Et en déduire un instrument fédérateur qui coordonne, impulse et renforce ainsi les dynamiques nécessaires autour des vrais enjeux stratégiques. » Ne riez pas. C’est imprimé dans Le Monde du jour. Ah croire que le maire de Paris s’est offert un générateur électronique de langue de bois. De sabir.




Bla-Bla-Bla...




Et encore je vous épargne l’interview d’Edouard Balladur expliquant sa réforme des collectivités locales, avec autant de morgue langagière qu’un artiste contemporain convaincu qu’il doit vous « expliquer sa peinture ». Et je vous préserve aussi de la langue imaginée de Frédéric Mitterrand s’exprimant, dans le nouveau supplément culturel du Monde « M », sur sa mission à la tête du Palais Médicis… je vous garde de ses fulgurances creuses du genre « Je crois à la vertu de l’effort… » ou encore « La Villa n’a jamais rompu avec son destin ». Des mots, encore et toujours, qui parlent pour ne rien dire : « La France est une sorte de melting-pot culturel », « Je ne suis pas ici pour faire carrière », « Je pense aussi qu’il faut incarner la maison », « Il y a une juxtaposition parfaite entre la Rome antique et la Rome de Féllini… », « (les romains) ont une vitalité incroyable », etc. Dire ce que l’on attend de vous, dire exactement ce qu’il convient de dire. Dire pour ne rien dire. Quintessence du sabir…


On en viendrait à penser que le quotidien du soir se nourrit de ces « sabirs »…de ceux qui le pratiquent occasionnellement et sans volonté de nuire à la langue de Molière, comme de ceux dont c’est le langage de travail, la langue maternelle, et la structure même de leur pensée. On aimerait rappeler ici une phrase de Nietzsche à ces délinquants de la langue française, qui (volontairement ou non) l’exploitent pour produire des discours vides et confus : «Vous troublez vos eaux, pour les faire paraître plus profondes… »




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- Par Apocoloquintose - Voir les 1 commentaires
Publié dans : polemique pure
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