Voilà une intéressante interview vidéo du compositeur et producteur Bertrand Burgalat…. déambulation parisienne irrésistible, entre la Bastille et... je ne sais où …
Fêtons le retour de Burgalat, que nous avons déjà interviewé - il y a un an - pour le RING !
Son nouvel album - "Chéri-B.B." - est à paraître le 12 août… ( cf. le site de son label, TRICATEL )
( cf. aussi le post "Houellebecq et Burgalat sont dans un bateau" – sur mon blog. )
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Un très court article publié récemment dans Le Mensuel de l’Université :
L’eugénisme est une théorie, et une pratique, visant à améliorer les caractères héréditaires de l’humanité, par une sélection des meilleurs reproducteurs, par la discrimination des plus faibles, ou même par l’exécution de nouveau-nés malformés. Mais quelle origine donner à ces thématiques ?
La logique eugénique d’amélioration de l’humain repose certainement sur une immémoriale tendance de domestication du vivant et donc de domination de l’homme sur son environnement. Une multitude de textes antiques, relatifs à l’amélioration des races de chevaux ou de chiens, existent chez Homère, Platon ou encore chez Varon et Sénèque. La majorité des discours eugéniques sont introduits par une analogie entre la domestication des troupeaux animaux et le biocontrôle des humains par les politiques et les médecins. En effet, les auteurs, de Platon à Galton, et jusqu’au XXe siècle, se demandent pourquoi nous appliquons nos connaissances sur l’hérédité aux bêtes et non aux hommes eux-mêmes.

Régles pour le parc humain, etc...
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L'Emmerdant, C'est La Rose
envoyé par boldof

Tonton sur Minitel... AH-AH-AH....
"L'emmerdant, c'est.."
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par François-Xavier Ajavon
Alors évidemment mes proches m’ont dit : « Mais non, tu ne vas quand même pas écrire sur la télé réalité, c’est vulgaire, ça fait mauvais genre…. ». Une copine normalienne, brune et ironique, m’a demandé si je cherchais par hasard à intégrer la rédaction de Télé Câble Hebdo. Un ami de la famille, pompier volontaire à Vesoul, a ricané bêtement. Un pote journaliste de gauche m’a prévenu : « FX… d’un côté tu ne peux pas défendre ‘Arrêt sur images’ dans Libé, et d’un autre côté gloser ainsi à propos de la télé-réalité… tu n’as vraiment aucune morale ! ». Un honorable correspondant américain, démocrate et humaniste, m’a même conjuré d’écrire plutôt un papier hagiographique sur Al Gore ou une violente tribune sur le Darfour… je lui ai écris un long mail pour lui expliquer gentiment que la plupart des français ne savaient absolument rien, ni de l’écolopoliticocinématographe, ni de cette région de l’Afrique frappée par les désastres…
Non… entre juillet et août les français laissent leurs cerveaux au magasin des accessoires, ils font leurs valises pour les plages, les pavillons bleus, les cabanes à frites… ils briquent les rutilantes boules de leur dispositif porte-caravane, ils surveillent d’un œil angoissé leurs jeunes-filles adolescentes qui auraient des tendances pénibles à se faire tripoter sous la tente, au camping des Flots-bleus, par quelques hussards festivaliers. Mais globalement les français ne s’en font pas. On appelle ça les congés payés. On file à toute blinde sur l’autoroute des vacances, l’autoroute du soleil, en écoutant des conneries à la radio, on se met en pilote automatique, sans les mains… on écoute des flashs d’info locale sur Fréquence Fécamp, entre « La belle de Cadix » ( moi j’adore… ), un tube FM californien, le bulletin de météo marine, et des publicités pour les promos exceptionnelles sur les merguez à l’Auchan de la ZAC de Fécamp Sud, où il faudra s’arrêter pour faire quelques courses, et le plein de Super sans plomb, en short et en espadrille. Autant dire qu’ils s’en foutent pas mal, les français, de Al Gore et du Darfour…
Entre juillet et août les français laissent leurs cerveaux au magasin des accessoires. La télévision a bien compris les tenants et aboutissants de ce grand relâchement neuronal de la période estivale : ils se mettent en mode « camping Tv ». Et qu’est-ce que la « camping tv » ? Outre une certaine tendance à la diffusion de programmes à faibles coûts ( programmes multi-diffusés, best-of, etc. ), on observe l’efflorescence des programmes de télé-réalité. La télévision française nous a habitué, depuis le fameux « Loft » de M6, à diffuser régulièrement ces programmes de flux, hard-discount, où des individus souvent sans aucun intérêt vivent 24h/24h sous le regard morne de quelques cameramen blasés, intermittents de l’anti-spectacle, privés de soleil pour l’occasion. En général, dans le courrant de l’année, les chaînes de télévision françaises diffusent des programmes de télé-réalité à dominante musicale ( « La nouvelle star » sur M6 et « Star Academy » sur TF1 ), fortement soutenus par des stratégies marketing de produits dérivés ( éditions de disques, concerts, etc. ) et ils réservent aux périodes estivales les plus pauvres de leurs programmes de télé-réalité.
C’est dans ce contexte de « Camping-tv » que TF1 nous gratifie cette année de pas moins de trois programmes de télé-réalité… outre la très répétitive robinsonade « Koh Lanta », qui nous permet de suivre la dégradation physique et mentale de quelques petits rigolos, socialement caricaturaux ( Le patron de pme saura t-il préparer un ragoût de criquets en allumant un feu avec ses mains ? ), au fil d’une aventure absolument dénuée d’intérêt… la première chaîne diffuse aussi deux programmes de flux basés sur le principe de la télé-réalité… l’un étant orienté famille, « Secret Story », composé d’un module quotidien d’une heure en access-prime-time et d’une seconde partie de soirée le samedi ; l’autre étant réservé à un public légèrement moins familial ( recommandation d’interdiction aux moins de dix ans par le CSA ), « L’Île de la Tentation », diffusé chaque semaine en seconde partie de soirée.
J’ai regardé ces programmes, à plusieurs reprises. Histoire de voir… histoire de savoir, vraiment. On a trop écrit que la télévision ressemblait à un aquarium… elle ressemble en réalité à un vivarium, plein de monstrueux reptiles enlacés. Je vais dire pourquoi…

Noeud de vipères...
J’ai d’abord regardé « Secret Story ». Il s’agit d’une production Endemol ( la société qui avait produit jadis « Loft Story » ) : pour faire simple Endemol est une multi-nationale de la production télévisuelle qui a appartenu à de nombreux groupes d’envergure ( dont l’Espagnol Telefonica ), et qui serait sur le point d’être revendue au groupe Mediaset de Silvio Berlusconi et à l’institution financière Goldman Sachs. La branche française d’Endemol englobe de nombreuses petites sociétés de production appartenant à des animateurs ( dont PAF Production de Marc-Olivier Fogiel ou La société du spectacle de Karl Zéro ). Sauf erreur, la part de la télé-réalité dans le CA d’Endemol France est en dessous de 20%, l’essentiel étant réalisé par les jeux et programmes de divertissement.
Le principe de « Secret Story » est une variante de celui de Loft Story. Les candidats sont coupés du monde durant dix semaines dans une maison appelée « maison des secrets », dans un domaine comprenant piscine, jacuzzi, salon avec baignoire, salle de bain avec douche collective ( on notera la connotation « prison », avec savon à ramasser et tutti quanti ), une chambre pour les garçons et une chambre pour les filles ( un peu comme à la colo… ). Toutes les pièces ( à l'exception des toilettes ) sont équipées de caméras vidéo. Une « voix » peut parler à tout moment aux candidats grâce à des enceintes. Chacun des candidats doit dissimuler un secret qui le concerne pour remporter une certaine somme d’argent.
Les candidats, dont la moyenne d’âge doit tourner autour de 25-30 ans, ont des secrets pseudo-subversifs à protéger, mais soutenus par la pensée dominante : « Je veux changer de sexe », « Je suis nudiste », « Je suis policière le jour mais je fais du strip-tease la nuit », « Je suis une pute ( pardon, une ‘escort girl’ ) », « Je suis une playmate »… autant de secrets – tous à forte connotation sexuelle - destinés à faire vibrer le français en vacances, au camping des Flots-bleus. Le plus intéressant dans le visionnage de séquences de ce programme réside dans l’apparence et l’attitude des candidats : combien de mots composent leurs vocabulaires ? Peu. Assurément moins que la moyenne nationale. Vulgarité à – presque – tous les étages, interjections familières ( mais télévisées ), tournures « banlieues », comportements suggestifs, attitudes « sexuellement explicites » comme disent les anglo-saxons… Jeunesse « représentative » ? Certainement pas. Mais attention, Endemol n’est pas la Sofres… leur métier n’est pas de constituer des panels représentatifs… mais de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola… Alors, évidemment, la jeunesse de « Secret Story » ne ressemble pas à la véritable jeunesse de France, à celle que nous connaissons tous… Une chose est troublante : c’est une jeunesse terriblement tactile, reptilienne, presque tout le temps entrelacée… une jeunesse qui parle beaucoup de sexe, très peu d’amour, mais n’arrête pas de se toucher, de se caresser…

L’autre programme-star de TF1 pour l’été est « L’Île de la Tentation », produit par la très dynamique société GLEM ( fondée par le producteur Gérard Louvin )… des couples mettant à l’épreuve la solidité de leur union au contact de « célibataires » ayant pour mission de les séparer… nous n’en dirons guère davantage. L’univers général n’est pas très éloigné de « Secret Story »… culte du corps dénudé ( et body-buildé ), éloge de l’érotisme débridé, profils atypiques ( professionnels du monde de la nuit, barmaid, strip-teaseur, mannequins, etc. ), philosophie rudimentaire de l’« ici et maintenant », défense du plaisir sans conséquence comme boussole interne.
Quelles leçons tirer sérieusement ce ces futiles « instantanés » tirés de quelques séquences de cette atroce « camping-Tv » estivale ? La jeunesse française doit-elle se réduire à ces quotidiens reptiles, rutilants et entrelacés, outrageusement tactiles… qui s’offrent dans nos écrans ? Qu’est-ce qu’un jeune français au-delà de ces terribles représentations télévisuelles abusives et caricaturales ? La réponse sera peut-être donnée en dehors du champ des « écrans »…
En attendant il pleut sur le camping des « Flots Bleus ». Parole. Il faut penser à retourner à l’Auchan de Fécamp pour faire des courses et prendre de l’essence. Le drapeau est orange sur la plage. Il fait froid sur le sable et dans les âmes. Qu’est-ce qu’il y a à la télé ce soir ?
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A l’heure où certains pompiers pyromanes s’amusent tristement à dénoncer la « judéomanie » supposée des français… A l’heure où toute une part de l’extrême gauche française semble être devenue le relais d’opinion quasiment acceptable d’un antisémitisme glauque, inspiré par un tiers-mondisme frelaté, issu des pires heures de la guerre froide… il était temps de se resouvenir de l’affaire « Babi Yar »… une vraie « sale affaire » d’hommes. Hommes ? Frères ? Une histoire bien dégueulasse même.

Momument de Babi Yar
2007, c’est vraiment « hors commémoration »… le massacre de Babi Yar a 66 ans en fait. Dans une tribune publiée par Libération, Marek Halter écrivait l’année dernière : « Babi Yar, qui connaît ? C'est là, dans la banlieue de Kiev, près du vieux cimetière juif, le 29 septembre 1941, le jour de Kippour, jour du Grand Pardon, que l'Einsatzkommando 4a, dirigé par le colonel SS Paul Blobel, avec le secours de la police ukrainienne, a liquidé les habitants juifs d'une des plus anciennes villes d'Europe de l'Est, à coups de mitraillette. La tuerie dure jusqu'au 3 octobre. Plus de 100 000 corps s'entassent. Certaines victimes respirent encore. Elles sont achevées à coups de grenade. 100 000, c'est la population d'une ville comme Orléans. Un tiers des victimes sont des enfants. »
Mais je suis plein de gêne… j’ai peur de passer pour un judéomane en ressassant toutes ces histoires, toutes ces vieilles sornettes.
Longtemps, il fut interdit de se rassembler à Babi Yar. De l'évoquer, dans toute son horreur et son atroce réalité antisémite. Dans les années 1960, on a même tenté d’y construire un stade. Pas un mot, pas un lieu, pas une date officielle, pendant des années, pour ce ravin de la honte, où près de 34 000 juifs furent exterminés par les SS, les 29 et 30 septembre 1941, malgré la présence à quelques kilomètres des Soviétiques. 100 000 personnes finiront dans ce ravin du silence, cette première tuerie nazie à grande échelle orchestrée en Ukraine, cette « shoah par balles » . Ces cris qui annonçaient l'Holocauste. Il aura fallu 20 ans pour voir érigé un premier monument à Moscou.
Mais je suis plein de gêne… j’ai peur de passer pour un judéomane en ressassant toutes ces histoires, toutes ces vieilles sornettes…

Evtouchenko, poète soviétique, et post-soviétique...
Le poète soviétique Evguéni Evtouchenko ( né en 1933 ), a rendu hommage aux victimes de ce massacre, dans un poème sublime « Babi Yar ou le Ravin des bonnes femmes », au début des années 60… Le compositeur Dimitri Chostakovitch en a fait le texte du premier mouvement de sa Treizième symphonie.
Le voilà…
fxa.
Babi Yar ou le ravin des bonnes femmes.
Par Evguéni Evtouchenko.
Il n’est pas de stèle au Ravin de Babi Yar
Rien. Rien sinon le gris sépulcral de ses pentes.
Sur moi la terreur plane.
Le peuple juif me hante.
Aujourd’hui j’ai son âge
Et d’un hébreu soudain je me sens le visage.
J’erre au fond de l’Egypte en un temps très lointain.
J’agonise pendu aux branches de la croix.
Voyez, je porte encore la marque de ses clous.
Dreyfus, me semble t-il, c’est moi.
La bourgeoisie me traque et m’accable de coups.
A ses barreaux je me déchire.
Recouvert de crachats
Déchiré de mensonges
Je suis la proie d’une meute en délire.
Du bout de leur ombrelle en leurs beaux falbalas
Elles montrent ma peau les dames du grand monde.
Je suis, me semble t-il, gamin de Bielostok.
Des flots de sang noient les parquets. Pas de merci.
Au hasard les bourreaux égorgent et assomment.
Des relents de vodka et d’oignon les escortent.
Sous leur poids écrasé, impuissant et soumis,
En vain j’implore ces anges noirs des pogromes.
On s’esclaffe et l’on crie :
« Frappe les juifs et sauve la Russie »
dans le temps qu’un marchand s’acharne sur ma mère.
O, toi, mon peuple russe, je te sais, la nature
t’incline à refuser le carcan des frontières.
Mais souvent l’on a vu de ces gens aux mains sales
Invoquer hautement ton nom sans tache.
Je connais la bonté infinie de ma terre.
Honte, honte sur ceux qui trouvèrent l’audace
D’agir sur notre sol en vrais antisémites
Affublés de ce nom : « Union du peuple Russe » !
Je suis, me semble t-il, Anne Frank, petite
Et transparente comme un rameau d’avril.
Et j’aime. Oh ! loin de moi les phrases !
Je voudrais que nos yeux brillent de même extase.
Difficile est de voir, de sentir !
Nous n’avons plus le droit de sourire au feuillage
Ni de nous enivrer d’azur.
Pourtant, et c’est beaucoup, il nous reste en partage de longues étreintes
et une pièce obscure.
Quelqu’un ? Ne tremble pas. Ce n’est que le printemps
Qui murmure près de nous.
Oh ! Viens !
… et donne-moi, je t’en supplie, tes lèvres.
On enfonce la porte ?
Mais non, c’est le dégel.
Dans l’herbe folle au Ravin des bonnes femmes
Les arbres, dirait-on, profèrent des menaces, tels des juges.
De silence sont faits tous les cris de ce lieu.
Je me découvre et je sens grisonner mes cheveux.
Je deviens à présent cette plainte muette
Qu’exhalent par milliers les mots inhumés là.
Je suis chaque vieillard fusillé sur ce tertre.
Je suis chaque bambin fusillé sur ce tertre.
Longtemps j’aurai mémoire, oh ! longtemps de cela.
L’INTERNATIONALE… qu’elle éclate bien vite
Lorsque viendra le jour où sera mis en terre
Le corps inerte du dernier antisémite !
Il n’est pas juif le sang que rythment mes artères
Mais il me vouent, comme à un juif
Une haine implacable… tous les antisémites.
Et c’est pourquoi… je suis un Russe véritable.
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La traduction du poème d’Evtouchenko est signée par Paul Chaulot. ( publication Julliard, 1963 ).
Les débuts de Schneidermann...
envoyé par Apocoloquintose
On appréciera le côté « documentaire animalier » de ce reportage sur une garden-party présidentielle des années Mitterrand...
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