Comme nous l’annoncions déjà dans un post du 29 juillet, le producteur et chanteur Bertrand Burgalat nous gratifie d’un nouvel album « Cheri B-B », déjà accessible en dématérialisé sur le site du label Tricatel, et prochainement disponible en CD dans les bacs les plus respectables.

Bertrand Burgalat
Dans un papier récent, publié par Paris Match, le 15 août, « LES ÉCHECS RÉUSSISSENT À BERTRAND BURGALAT », on pouvait lire :
« Depuis trois ans il partage la vie de Vanessa, styliste chez Azzaro. Ils vivent dans un bel appartement à Paris, plein d'instruments bizarres et de livres d'art. Diabétique, opéré trois
fois des yeux, il ne boit plus et ne fume plus. « J'ai failli devenir aveugle. Quand j'ai recouvré la vue, je me suis calmé. » A la présidentielle, Bertrand a voté Bayrou, puis Sarkozy, même s'il
aurait préféré Jospin. Il n'a toujours pas d'enfants : « Je n'aurais pas fait tout ça si j'avais eu des enfants plus jeune. Maintenant, la seule chose qui m'effraie c'est d'en avoir au même âge
que mon père... »
Voici une nouvelle interview de Bertrand à propos de son nouvel – et splendide - opus.
Retrouvez mon interview de Burgalat pour le RING.
Lisez aussi mes précédents post "Houellebecq et Burgalat sont dans un bateau" et "Le Retour de Bertrand Burgalat"– sur mon blog.
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Belmondo fait le guignolo pour Henri Verneuil dans "Peur sur la ville"
Dans cette vidéo, un "must", Mozinor détourne le film des 70's "Peur sur la ville"....
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J'ai franchi le pas : je me suis abonné aux Inrocks
Après avoir signé une pétition en faveur de la cause palestinienne, et une autre contre la guerre d’Irak, j’ai ouvert l’ « Internationaliste » dans le métro, ligne 6. C’était sur le conseil d’une amie de Montreuil. Dieu me pardonne. Le regard concentré, mais bienveillant, je parcourais la splendide prose de cette confidentielle – mais si hype - publication bolchevique. Tout en me restaurant, avec grâce et préciosité, d’un sandwich bio vénézuélien, aux concombres, issu de l’économie équitable, je vivais un moment d’intense joie littéraire en lisant cette phrase remarquable : « Si au fond l’essence du Que faire ? réside dans la lutte contre les idées de la classe dominante au sein de notre classe, il faut savoir que la seule garantie de succès réside dans une grande quantité de travail en profondeur parmi les masses ». Plongé dans une sombre et voluptueuse introspection sur la situation des indiens du Chiapas, sur le destin du maoïsme, sur le sens métaphysique de la lutte des classes et sur la situation précaire de José Bové, victime du complot industriello-millitaro-capitaliste, je ne fus soustrait à ma rêverie que par l’arrivée dans le wagon de deux magnifiques jeunes-femmes : Aliénor et sa sœur-jumelle Hilda. Aliénor me demanda : « Monsieur, vous lisez l’Internationaliste ? Vous devez être un homme exceptionnel alors… ». Modeste, comme tous les hommes de gauche, je me perdis en dénégations, et proposa aux deux jeunes-femmes quelques bouchées de mon sandwich végétarien – garanti sans OGM et sans additif issu de l’industrie chimique nord-américaine. Nous parlâmes un peu de la lutte des classes... Je fis à l’oreille d’Aliénor une synthèse brillante et drôle de l’article « Natalité et transformation impérialiste dans l’offre politique du Vatican ». Elle en fut très troublée. Il me parut de bon ton de glisser quelques sentences bien senties contre la chasse, la pêche et la corrida… le sujet étant toujours très porteur avec les femmes. Les deux sœurs descendirent à l’arrêt Bercy, non sans m’avoir laissé un moyen de les joindre : je leur promis de les emmener à la Fête de l’Huma, dans une voiturette électrique à énergie solaire, afin d’assister à un concert du chanteur « engagé » Renaud Séchan, fils du célèbre helléniste. Je leur fis aussi la promesse solennelle de m’engager davantage en faveur de la lutte pour les droits des femmes, pour l’avortement et pour la défense des mères célibataires en contexte urbain.

J'ai décidé d'être un homme heureux en Vélib'
A l’arrêt Daumesnil je pris la décision ferme – et définitive - de faire un geste citoyen. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Certainement une pulsion. Je sortis du métro afin d’enfourcher un Vélib’, je fis trois tours de la place, un, deux, trois, avec un sourire de bienheureux, puis je remis avec détermination la glorieuse monture citoyenne à sa borne métallique. La loupiotte passa du rouge au vert. Clic-clac. J’étais déjà un autre homme. J’hésitais à faire un crochet par « Paris Plages », pour étrenner mon nouveau maillot de bain « Dior Hommes », mais le fond de l’air était un peu frais.
En passant devant un lycée professionnel j’entendis des cris : de sales flics à la solde d’un état policier dictatorial étaient en train d’interpeller en pleine classe un enfant de couleur noire, âgé d’à peine 24 ans… en voyant passer le triste convoi jusqu’à la voiture de police, gyrophare hurlant, je pris mon courage à deux mains et cria : « C’est un scandale ! Vous êtes de sales racistes… vous savez demain c’est mon cours de squash, au sporting club, j’en parlerai à un ami avocat à la Ligue des droits de l’homme et à SOS Racisme. ». Sans me démonter j’ai levé le poing et hurlé : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! ».
J'ai passé un cap : je rêve d'inviter Aude Lancelin au zoo de Vincennes
Comme je me sentais plein de gloire et de fierté, je pris la décision d’aller louer un dvd. Je pris un documentaire allemand sur l’histoire du féminisme, afin d’aborder en homme progressiste, et libéré des préjugés sexistes, ma nouvelle relation avec Aliénor et Hilda. Avant de reprendre le métro je mis mon Ipod en marche, avec une chanson « générationnelle » de Vincent Delerme. Je m’endormis dans la rame de métro et fis un rêve étrange… toutes les personnalités de la gauche française faisaient une étape du Tour de France, dans les Pyrénées, au départ de Luchon-Superbagnère… Olivier Besançennot, avec sa monture de postier, et sa glorieuse gibecière en cuir, se détachait notoirement du peloton. Delanoë sur un Vélib’ en fonte sulfurisée flirtait dangereusement avec la voiture balaie. Ségolène en chiait grave avec ses talons hauts, d’autant plus que François Hollande tentait de la faire chuter en lui criant des insultes obscènes. Salope ! Salope ! Pauvre hyène ! Chienne immonde ! Des insanités atroces. Arlette Laguillier et Marie-Georges Buffet étaient sur un tandem aux couleurs de l’arc en ciel. Elles ne cachaient plus leur joie. Elles gloussaient et pédalaient gaiement. Hi-hi-hi ! Dominique Voynet, sur une patinette à moteur, fonctionnant aux agro-carburants, faisait la course avec José Bové….

J'ai bien envie d'aller manifester : le contact du bois des pancartes me manque
Terminus, Créteil. Réveil. Un peu difficile. Comme un homme de gauche j’arpente le bitume avec hauteur et fierté… bien conscient des problèmes des banlieues, et bien décidé à contribuer à la progression de la « citoyenneté ». Quand j’arrive chez moi je me sers un peu de thé équitable. J’allume ma télé. Devant les programmes de TF1 et M6 je ne parviens pas à réprimer un : « Halte à la télé-poubelle ! TF1… TF-haine…. ! ». Comme j’ai gueulé un peu fort mon voisin tape contre le mur. Bang, bang, bang ! Ces slogans me rappellent quelques vieilles manifs. Chouettes souvenirs. D’ailleurs j’ai bien envie d’aller manifester…. Le contact du bois des pancartes me manque. Parole. J’ai une carence aiguë en slogans simplistes, aux rimes impardonnables. J’ai envie de faire le pitre devant une poignée de journalistes avides. J’ai envie de hurler des conneries gauchistes dans la rue…
Je prends mon Blackberry et j’appelle mon ami Bob, syndicaliste SNCF, que j’ai connu au club de squash… je lui demande si des manifs sont prévues ces prochains jours. Il consulte son calendrier du happening marxiste-léniniste bien-pensant, sur son Mac. Temps mort. J’hésite bêtement entre une petite marche des fiertés gays et lesbiennes, et une manif de cheminots musculeux contre le démantèlement du fret. J’ai toujours été un garçon indécis. « Autant que savoir, douter me plait » ( Dante ). Je m’autorise à suspendre mon jugement, le temps de déguster un merveilleux petit muffin aux myrtilles, acheté à une pâtisserie de Créteil participant courageusement à une opération d’insertion d’anciens détenus pédophiles issus des minorités visibles… Je vais bien. J’ai fait le test. C’est cool. Finalement, tous comptes faits… je pense que je vais devenir un homme de gauche…
Nommé président de l’Union des compositeurs soviétiques, en 1948, par l'ignoble Jdanov, il mène le combat de normalisation esthétique de Staline et défendit ardemment l’application du réalisme socialiste à la musique… ce qui se traduisit dans les faits par d’innombrables commentaires officiels contre les œuvres jugées trop « modernistes » ou « formalistes », ainsi que par des harcèlements répétés contre les compositeurs Russe du XX ème siècle.

Tikhon Khrennikov, compositeur soviétique
L’information RIA Novosti n’a pas été reprise par l'AFP à ma connaissance.
Extrait de son opéra « La mère » de 1952 ( je crois )
Ironie de l'histoire ? Le communiqué du président Russe V. Poutine fait l’éloge sans réserve du compositeur stalinien… "La mort a frappé un compositeur de talent, un mélodiste remarquable, un homme doué d'une grande créativité artistique. Bien connues et aimées du public de différentes générations, ses oeuvres magnifiques constituent tout une époque dans l'histoire de notre pays. Tikhon Khrennikov n'est plus avec nous, mais son richissime héritage musical est resté, ainsi que le souvenir de ce Maître éminent"…
No comment...
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Pour info : le grand quotidien Belge « Le Soir » publie ce jour ( n° du 11-12/08 ) un article que j'ai signé suite à la polémique autour de l'album de bd « Tintin au Congo », qu'un étudiant belge d'origine congolaise poursuit devant la justice - en raison des préjugés xénophobes de l'œuvre.
Voilà le texte :
Les aventures de Tintin au pays du « politiquement correct ».
Par François-Xavier AJAVON.
Le personnage de bande-dessinée « Tintin », célèbre aventurier et reporter Belge, à la houppette blonde, fait à nouveau l’actualité. Un jeune activiste congolais a récemment porté plainte devant la justice Belge, contre X, et contre la société Moulinsart ( détentrice des droits de l’œuvre de Hergé ), pour dénoncer la dimension raciste de l'album « Tintin au Congo », publié initialement en 1930, et regorgeant - selon le plaignant - de clichés coloniaux paternalistes. L’accusateur, M. Bienvenu M’butu Mondondo, ne demande pas moins que l’interdiction de commercialisation de l’œuvre, ainsi que des dommages et intérêts.

Hergé à sa table de travail
Cette plainte s’inscrit dans une longue et pénible tradition d’attaques régulières contre l’œuvre du dessinateur Georges Rémi, alias Hergé ( 1907 – 1983 ), dont nous fêtons cette année les cent ans de la naissance. Par exemple, au début du mois de juillet, déjà, la chaîne de librairies Borders avait demandé à ses succursales britanniques de classer les volumes de « Tintin au Congo » au rayon « BD pour adultes », après la dénonciation par l’association « Commission pour l’égalité raciale » des traits racistes de cette histoire. Et cela n’est qu’un exemple récent : cela fait plusieurs décennies que les tenants du « politiquement correct » se font un devoir de harceler l’œuvre d’Hergé : il aurait été raciste dans « Tintin au Congo », trop radicalement anti-communiste dans « Tintin chez les Soviets », trop ambigu dans « L’étoile mystérieuse » par rapport aux israélites, etc.
Deux mots sur le contexte de la création de cet album, d’abord : en 1930, Hergé est rédacteur en chef du « Petit Vingtième », supplément jeunesse du journal catholique conservateur « Le Vingtième siècle », dirigé par Norbert Wallez, qui aura une influence politique et spirituelle considérable sur le jeune dessinateur. C’est l’Abbé Wallez qui conseillera en 1929 à Hergé d’envoyer un petit reporter chaste et outrageusement « scout » en Union-Soviétique, afin d’en dénoncer la propagande et les falsifications : Tintin était né. Après « Tintin chez les Soviets », l’homme d’église suggère à Hergé de consacrer une nouvelle histoire - exotique et dépaysante - au continent africain, et plus particulièrement au Congo Belge. L’objectif de l’abbé est rempli : donner à son public une image condescendante de l’Afrique, dans laquelle les occidentaux sont présentés comme les « tuteurs » nécessaires d’un peuple d’enfants sauvages, naïfs. Cela passera notamment par la relation ambiguë de Tintin avec son gentil petit « boy », jamais avare de « Bien Missié », et par la figure du missionnaire sauvant Tintin de plusieurs mauvais pas. ( Milou disant « Quels as ces missionnaires ! » après que le Père ait présenté à Tintin l’école et l’hôpital mis à la disposition de la population locale ). Au cours de la publication de cette histoire en feuilleton, dans « Le petit Vingtième », le journal publiera même, non sans un certain cynisme, la lettre d’un supposé lecteur congolais, nommé Kyola Kongo : « Moi contan li Tintin venir ici. Nous pas mangé li ».
Hergé sut prendre quelques distances avec le « projet » idéologique initial de cet album : « J’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais. Et je les ai dessinés ces africains, d’après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste, qui était celui de l’époque, en Belgique ». ( Entretiens avec Hergé, Numa Sadoul ). La version originale de 1930 ( en noir et blanc ), fut modernisée après la seconde guerre mondiale, colorisée, et largement amendée sur le plan idéologique. Le Studio Hergé fit des modifications importantes, visant à effacer un peu de ce paternalisme : par exemple, lorsque Tintin donne un cours à des petits congolais, dans la version de 1930 il leur dit : « Je vais aujourd’hui vous parler de votre patrie, la Belgique »… dans la version de 1946 il leur donne une bien innocente leçon de mathématique.

Les deux leçons ( 1930 et 1946 )
Nous souhaitons nourrir, par plusieurs remarques, le débat consécutif à la plainte que M. Mondondo a déposé devant la justice Belge.
Dans l’album « Tintin au Congo » les africains n’ont pas le mauvais rôle de cette aventure exotique. Pour que le plaignant le sache, il eut fallu qu’il lise attentivement cet album – ce qu’il n’a pas fait. Dans cette histoire, le petit reporter belge est aux prises avec des gangsters blancs, affiliés à Al Capone, qui veulent contrôler la production des diamants du Congo. Le vrai « méchant » de l’album est l’homme blanc Tom, cherchant à tuer Tintin à plusieurs reprises, et finissant dévoré par des sauriens, page 48. Les vraies victimes de cet album ne sont guère les africains, mais les animaux sauvages : plusieurs dizaines sont tués, notamment par Tintin, dans le plus pur esprit de chasse « safari » sévissant à l’époque en occident. En attendant, les congolais ne sont représentés ni comme des gens cruels, ni comme des individus avides de richesses, ni comme des peuples servilement soumis. A maintes reprises Hergé cherche même à nous les rendre sympathiques.
Ensuite, il ne faut pas oublier que la bande-dessinée du vingtième siècle a développé un thème récurrent : le voyage. Dans la série humoristique « Asterix », Goscinny et Uderzo font découvrir le vaste monde à leurs fameux héros gaulois, et tous les stéréotypes attachés aux différents pays traversés sont l’occasion de mille gags. On se souvient des aussi des aventures internationales de Spirou, dessinées par Franquin, ou encore des voyages risqués de Black & Mortimer de Bob de Moor et Edgar P. Jacobs. Dans les aventures de Tintin, Hergé n’emploie pas un procédé très éloigné : son personnage est un reporter doublé d’un aventurier, il sera donc un grand voyageur. Le dessinateur nourrira alors ses albums d’innombrables petits détails, caricaturaux ou percutants, sur les pays traversés par ses héros, afin que leurs ombres soient portées sur un arrière-plan mystérieux et passionnant, portant à la curiosité. Combien d’enfants sont devenus journalistes ou aventurier à la lecture de Tintin… ou même simples touristes ? Si l’Union Soviétique de « Tintin chez les Soviets » était caricaturale et l’Afrique de « Tintin au Congo » assez schématique, il est nécessaire de reconnaître la subtilité réelle de la représentation du monde dans bon nombre d’albums d’Hergé… on se souviendra de la Chine complexe et voluptueuse du « Lotus Bleu », entre fumeries d’opium et conflit sino-japonais ; on se souviendra aussi des montagnes tibétaines, obsédantes de blancheur symbolique immaculée, et des moines bouddhistes dans « Tintin au Tibet ». Album remarquable, où la tolérance du petit reporter belge à l’égard de la différence s’étend même jusqu’au Yéti, dont la dernière bulle se demande s’il ne serait pas « humain ? ».

Tintin au Congo, édition britannique
Alors, faut-il interdire « Tintin au Congo » ? Et par la même occasion salir Tintin, un symbole pop-culturel si central dans l’imaginaire contemporain ? Certainement pas… l’Europe a tangué, mais résisté, face au récent débat sur les caricatures de Mahomet, elle doit résister aussi face aux tentatives d’atteintes contre son patrimoine culturel, fut-il un peu frelaté. Ne devons-nous pas conseiller amicalement au plaignant de concentrer plutôt ses efforts sur le racisme contemporain ( celui qui discrimine quotidiennement à l’embauche, par exemple ), et non pas sur celui des années 30… devons-nous abandonner Tintin à une triste aventure au pays du « politiquement correct » ?
Publié dans les pages du Soir et sur Agoravox.
____________________________________Addenda :
J’aurais pu évoquer un autre argument, mais il m’a échappé au moment de la rédaction de l’article. Dans l’album Coke en stock ( 1958 ) Hergé met en scène un trafic d’esclave musulmans noirs ( le « coke », charbon, désignant les esclaves ). Enfermés dans les soutes d’un navire, en route vers La Mecque, les pauvres malheureux sont libérés par Tintin et le capitaine Haddock – qui déjouent ce trafic mené par l’infâme Rastapopoulos et un « commerçant » arabe basé à la Mecque. Ce dernier ayant pour rôle d’accueillir les victimes, croyant se rendre en pèlerinage, de les capturer et de les revendre en tant qu’esclaves. Même si cet album a fait aussi l’objet d’une polémique – lancée à l’époque par le magazine Jeune Afrique – et d’une « révision » en 1967 ( les esclaves ne disant plus « Oui Missié blanc », etc. ), le message général qui s’en dégage n’est pas raciste pour un sou. Et sans faire de Tintin un Schoelcher façon « ligne claire », il faut bien admettre que dans cet album il combat l’esclavagisme et rend sa liberté à des centaines de « blacks », victimes d’un commerce illicite n’impliquant que très partiellement des occidentaux.

Case de Tintin au Congo ( version 1930 )
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