Apocoloquintose and Co. souhaite une joyeuse année 2007 à Saddam Hussein et à toute sa famille…
Bande annonce de "Pendez-les haut et court" (1968)
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Un nouveau drame lié à l'explosion d'un oléoduc a frappé la ville de Lagos, au Nigeria, mardi. La Croix-rouge estime que l'explosion a fait au moins 200 morts. Un reporter de Reuters a estimé de son côté que 500 à 700 corps gisaient sur les lieux du drame. Au moins une centaine de blessés ont été hospitalisés. Selon des témoins, des personnes ramassaient du carburant qui coulait du pipeline vandalisé, juste avant l'explosion fatale….

Soldat du feu au Nigéria
Pendant ce temps là, aux frontières de la Lettonie…
Source : RBC Daily (Moscou) Les douaniers russes ont découvert un "pipeline à vodka" à la frontière lettone. Le tuyau, long de 1,5 km, acheminait l'alcool de contrebande en Lettonie. Le dispositif a été découvert accidentellement par des ouvriers près du village de Boukholovo. Les hommes ont été alertés par l'odeur d'alcool, après avoir sectionné le tuyau par inadvertance en effectuant des plantations. Le procédé n'est pas nouveau : les gardes-frontières russes ont déjà découvert plusieurs pipelines de ce type.

Moralité : vive le carburant bio à base d'herbe à bisons !
( Source : Courrier International )
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Apocoloquintose ne pouvait manquer l'occasion de rendre hommage au très glorieux et fantasque président du Turkménistan, Saparmourat Niazov, qui est mort peu avant les fêtes.
Ce dictateur autocrate, qui régnait sur un pays digne de la Syldavie tintinesque ou du Kazakhstan de Borat, et qui s'est fait ériger maintes statues à son image en or massif, nous a fait le bonheur de nous laisser toute une batterie de mesures et de lois fantasques... dont voici quelques exemples...

Une fresque de bon goût représentant Niazov et un enfant heureux, plus un pigeon
Le président turkmène à vie Saparmourat Niazov, décédé jeudi, s'est fait connaître dans le monde entier par ses décisions fantasques et sa prolifique production littéraire. Morceaux choisis:
Un président écrivain et poète
Saparmourat Niazov a placé au coeur du culte de la personnalité qui l'entourait le Roukhnama, un ouvrage politico-spirituel dont la connaissance est imposée à tous les étudiants et fonctionnaires.
"Celui qui par trois fois lira le Roukhnama trouvera une richesse spirituelle, deviendra plus intelligent, reconnaîtra l'existence divine et ira directement au paradis", déclarait encore en mars le défunt président. Un exemplaire du livre a même été mis en orbite autour de la terre en 2005 par une fusée russe.
Mais celui qui se faisait appeler Turkmenbachi (leader de tous les Turkmènes) était aussi l'auteur de recueils de poèmes, souvent dédiés à sa mère décédée alors qu'il n'était qu'enfant.
Son dernier ouvrage, "Turkménistan - mon bonheur", a été publié en octobre et est consacré "au thème éternel de l'amour".
Signe de son goût pour la culture Niazov, a interdit en 2005 le play-back lors de concerts, à la télévision nationale, et même lors de mariages "pour défendre les traditions culturelles, y compris musicales, de la nation turkmène contre l'influence négative de facteurs étrangers".

L'Arche de la neutralité. Une statue en or de Niazov y culmine...
Un serment, un calendrier et un melon sur-mesure
En 2002, il rebaptisait tous les mois de l'année, s'appropriant le premier d'entre eux, en faisant de janvier le mois "Turkmenbachi", et renommant le mois d'avril en Gourbansoltan, le prénom de sa mère.
Ne pouvant se contenter des innombrables portraits qui recouvrent les murs de la capitale Achkhabad, Turkmenbachi a fait aussi construire au coeur de la capitale une impressionnante statue dorée de lui-même tournant avec le soleil.
Saparmourat Niazov a aussi décrété un nouveau cycle de la vie, où l'enfance se termine à 13 ans, l'adolescence à 25 ans, et après l'âge adulte suivent une phase "prophétique" (entre 49 et 61 ans) et une phase "inspiratrice" (entre 61 et 73 ans), alors que la vieillesse ne commence qu'à 85 ans.
En novembre 2005, il a supprimé pour les médecins le serment d'Hippocrate, lui préférant une version modernisée:
"Ayant reçu la haute qualification de médecin et en exerçant l'activité professionnelle, je me mets solennellement à genoux, jurant fidélité au précepte du Grand Saparmourat Turkmenbachi et aux grands idéaux du Saint Roukhnama".
En août 2006, une nouvelle variété de melon turkmène, se distinguant par son "odeur délicieuse" et sa "grande taille", a été baptisée "Turkmenbachi".

Autre statue en or de Niazov
On notera aussi parmi les fulgurances politiques de Niazov, quelques décrets mémorables :
- l'interdiction pour les présentateurs de télévision d'être maquillés, Niazov ayant du mal à distinguer les présentateurs des présentatrices ;
- l'interdiction des ballets et de l'opéra, qu'il décrivait comme superflus ;
- l'interdiction de fumer en public que Niazov instaura en 1997 lorsqu'il dut arrêter de fumer après une intervention chirurgicale majeure au coeur ;
- l'interdiction du playback lors de l'interprétation de chansons ;
- l'interdiction pour les jeunes hommes de porter la barbe ou d'avoir les cheveux longs (effective depuis 2001) ;
- l'interdiction pour les jeunes gens d'avoir des dents ou des couronnes en or, et la recommandation associée de ronger plutôt des os, pour préserver leurs dents ;
- l'interdiction en août 2005 de la musique enregistrée à la télévision, dans les lieux publics et lors des mariages, afin de protéger la « vraie culture », et notamment les traditions de musique et de chanson du peuple turkmène ; la fermeture de la quasi-totalité des bibliothèques publiques et d'un grand nombre d'hôpitaux en dehors de la capitale.
Le site officiel de ce petit pays méconnu et plein de ressources comiques.
( avec l'AFP et Wikipedia )
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Lors de la campagne des élections présidentielles de 2002 une affaire de « off » avait ébranlé la classe politique et marqué les esprits : parlant à battons rompus à quelques journalistes, dans un avion qui le ramenait vers la France, Lionel Jospin avait évoqué ironiquement l’âge du capitaine, Jacques Chirac, qui était alors son concurrent dans la course présidentielle. Les esprits s’échauffèrent pendant un temps, mais les excuses fusèrent et le dossier fut bien vite refermé.

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le « off » présente un autre aspect : grâce aux avancées de la technologie chaque personne peut aisément filmer discrètement toute déclaration privée ou publique, puis la rendre disponible au monde entier en quelques minutes grâce à des blogs. Dans ce contexte de « technologie populaire », les professionnels de la communication doivent composer avec une nouvelle dimension du discours politique : cette parole peut circuler désormais en dehors des médias traditionnels. Et il est moins facile de faire pression sur un blogueur anonyme que sur un directeur de rédaction, pour qu’il renonce à diffuser une vidéo compromettante.
Ségolène Royal inaugure, en France, les affres politiques de la blogosphère et les effets secondaires du multimédia tout-puissant. Tout a commencé au début du mois d’octobre 2006, en pleine campagne pour l’investiture socialiste à la présidentielle ; sur la plate-forme vidéo Dailymotion est apparu un bref extrait du documentaire de Pierre Carle « La sociologie est un sport de combat », dans lequel Pierre Bourdieu accusait Mme. Royal, « la femme de Hollande », d’être de droite car « ça se voyait ». Fin octobre on pouvait trouver sur la même plate-forme une vidéo pirate, captée par un téléphone portable, où l’on voyait Ségolène Royal se faire copieusement siffler par de jeunes militants lors d’un congrès socialiste, où les micros et caméras des journalistes avaient été bannis... à mauvais escient ? Le journalisme semble toujours passer par la fenêtre quand on le chasse par la porte, d’une manière ou d’une autre, et l’information poursuit sa circulation.

Enfin, c’est au début du mois de novembre 2006, que la vidéo des « 35 heures à l’école » a fait son apparition dans la blogosphère. Dans cette séquence, que l’on a d’abord cru filmée par un téléphone portable clandestin mais qui s’avère avoir été captée par un caméscope de la Fédération PS du Maine et Loire, au mois de janvier dernier, M. Royal se déclare favorable à une présence continue des enseignants pendant 35 heures sur le site de leur collège. Taulé général, traînées de poudres diverses… dans la cacophonie le département multimédia de l’UMP a été pointé du doigt, autant que les amis « angevins » de certains concurrents de Mme. Royal à l’investiture socialiste.
Quoi qu’il en soit, le pouvoir médiatique semble avoir bel et bien changé de main, mais au profit de qui ? Dailymotion et Youtube…
La plate-forme française Dailymotion, créée en 2005, propose un service gratuit de partage de vidéos, indexées par mots-clés. Un moteur de recherche permet aux internautes de retrouver les séquences de leur choix. La puissance de cette plate-forme a été repérée par la plupart des cadres des partis politiques. Vincent Feltesse, en charge des nouvelles technologies au PS, déclarait au Figaro le 4 septembre dernier : « nous sommes soucieux d’utiliser Dailymotion ».
Outre-atlantique la société Youtube, fondée par des anciens employés de PayPal, a été l’une des premières à proposer un service de partage de vidéos en ligne. En octobre 2006 le géant Google a racheté Youtube.
Les médias traditionnels ont vu tout l’intérêt de ce phénomène de démocratisation de l’image. Le groupe TF1 a lancé récemment le site Wat.tv, avec ce slogan « la télé, c’est vous qui la faîtes ». Cette plate-forme d’hébergement vidéo, adossée à une grande chaîne de télévision, aura cette particularité : les séquences les plus populaires du site bénéficieront d’une diffusion hertzienne « classique » dans une émission hebdomadaire de la chaîne. La diffusion de ces clips amateurs sera rémunérée une centaine d’euros.
Inutile de dire qu’en France, les hommes et les femmes politiques auront tôt fait de découvrir les dangers de ce nouveau « off » circulant par le biais médiatique de l’Internet mondial. Un nouveau « off » globalisé, qui est pourtant capté, le plus souvent, par les téléphones portables du tout-venant.
Peut-être nous dirigeons-nous vers une suprématie de ces plate-formes d’amateurs qui court-circuitent les réseaux journalistiques traditionnels : aux Etats-Unis la carrière politique du républicain George Allen a été brisée suite à la publication d’une séquence sur Youtube, où il qualifiait un démocrate d'origine indienne de "macaque".
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« Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? » a dit Emilie Maume de Génération Précaire… le ressentiment l’enlaidit… que n’est-elle pas fille de diplomate aussi… comme tout le monde !
Le gouvernement Villepin et Givenchy vous souhaitent de joyeuses fêtes...


Marie de Villepin en campagne...
«Je me refuse à considérer qu'il y a une fatalité à ce que l'emportent la démagogie, le populisme et l'IMAGE.»
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Les jeunes-femmes catholiques sont-elles toujours aussi difficiles à conquérir ?

Sainte-Julienne
Voici le texte de Voragine :
Julienne qui avait été fiancée à Euloge, préfet de Nicomédie, ne voulut s'unir à lui qu'à la condition expresse qu'il recevrait la foi de J.-C. Son père la fit dépouiller, et frapper rudement, puis il la livra au préfet. Celui-ci dit à sa femme. « Ma très chère Julienne, pourquoi m’as-tu trompé au point de me renier de cette façon? » Elle lui répondit : « Quand tu adoreras mon Dieu, j'acquiescerai à tes désirs, autrement tu ne seras jamais mon maître. » Le préfet lui dit : « Ma maîtresse, je ne puis faire cela, parce que l’empereur me ferait couper la tête. » Julienne reprit: « Si tu crains de la sorte un empereur mortel, comment veux-tu que je ne craigne pas un empereur qui est immortel? Fais tout ce que tu veux, mais tu ne pourras pas me surprendre. » Alors le préfet la fit très durement frapper de verges, et pendre par les cheveux pendant un demi-jour, puis. il ordonna de lui verser sur la tête du plomb fondu. Ce tourment, ne lui ayant fait aucun mal, il l’enchaîna et l’enferma dans une prison. (…)

Martyre de Sainte-Julienne ( doc BNF )
Arrivée en présence du préfet, elle fut étendue. sur une roue, d'une manière si brutale que tous ses os furent disloqués et que la moelle en sortait : mais un ange du Seigneur brisa la roue et la guérit en un instant. Ceux qui furent témoins de ce prodige crurent et furent décapités, les hommes au nombre de cinq cents et les femmes de cent trente. Après quoi Julienne fut jetée dans une chaudière pleine de plomb fondu; mais le plomb se changea en un bain tempéré. Le préfet maudit ses dieux, de ne pouvoir punir une jeune fille qui leur infligeait une si grande injure. Alors il ordonna de lui couper le cou. Comme on là conduisait à l’endroit où elle devait être exécutée, le démon, qu'elle avait battu, apparut sous la figure d'un jeune homme et criait en disant : « Ne l’épargnez pas, parce qu'elle a méprisé vos dieux et qu'elle m’a frappé cette nuit avec violence ; rendez-lui donc ce qu'elle a mérité. » Or, comme Julienne levait les yeux pour voir quel était celui qui parlait de la sorte, le démon s'écria en prenant la fuite : « Hélas! hélas ! que je suis misérable ! je pense encore qu'elle veut me prendre et me lier. » Après que sainte Julienne eut été décapitée, le préfet fut englouti au fond de la mer dans une tempête avec trente-quatre hommes. Leurs corps, ayant été vomis par les flots, furent dévorés par les bêtes et les oiseaux.
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Pour s’excuser de la grotesque inauguration coûteuse du très laid tramway du boulevard des Maréchaux, la Mairie de Paris a décidé d’inaugurer cette semaine une place Emmanuel Levinas, à l’intersection des rues de l’Estrapade, Thouin et de Blanville, Paris 5ème.

Lévinas.
L’occasion pour nous de relire un texte que le philosophe avait publié dans Esprit, un an après l’arrivée de « Moustache » aux affaires en Allemagne : « Quelques réflexions sur la philosophie de l’hitlérisme ». Levinas ( 1905-1995 ) était un philosophe inspiré par la pensée allemande de Heidegger et Husserl, ainsi que par la lecture du Talmud.

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Pour mémoire... la Loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, instaure à son article 45 bis, un délit d’outrage à La Marseillaise et au drapeau français puni de 7 500 euros d’amende et de dix mois d’emprisonnement.
A bon entendeur…
En attendant, voici l’une des plus belles versions de l'hymne national français – avec celle de Gainsbourg – dans le film Casablanca ( 1942 ).
Et ici la bande-annonce de ce film viril et inoubliable, légitimant la consommation d’alcools forts et le port de smokings blancs avec nœuds-papillons en contexte nord-africain…
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