Partager l'article ! François Renaud, juge lyonnais, dit « Le Shériff »...: Figure flamboyante des années 70, le juge François Renaud, dit « Le shérif ...

Bienvenue sur le blog culturel, antique, médiéval et philosophique Apocoloquintose and Co., lancé en l'an de grâce 2006. Vous y trouverez quelques uns de mes textes publiés dans la presse, quelques réflexions inédites, et tout un fatras philosophico théologico littéraire de bon goût.
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Figure flamboyante des années 70, le juge François Renaud, dit « Le shériff », ancien résistant et formé dans la « Coloniale » au métier de magistrat (
magistrat dans la coloniale c’est : apprendre à être flic+juge+gardien de prison+aventurier… ) était respecté des milieux policiers et foncièrement détesté par toute la pègre lyonnaise…
c’est certainement pour cette raison qu’il fut exécuté froidement.
Avec sa gueule de séducteur, à mi-chemin entre Romain Gary et Carry Grant, le juge Renaud n’avait pas peur de brutaliser les gangsters de sa juridiction de « shériff »… c’était un
authentique provocateur, ennemi du juridiquement-correct qui règne de nos jours ( « Les pauvres petits anges ne sont pas vraiment responsables de leurs violences, c’est la
société inégalitaire, injuste et violente qui les a poussé à faire ceci et cela, etc. et blablabla » ) … Le juge Renaud, lui, n’avait pas peur de prendre des décisions efficaces et
rudes, telles que le mandat de dépôt à la barre ou encore la pression psychologique à l’encontre des familles de mis en examen… ( gardes à vue, incarcérations, etc. ) pas le genre de mec à
prendre sa carte au Syndicat de la Magistrature, quoi…
Jeudi 3 juillet 1975, 2 h 45. Après avoir passé la soirée chez des amis, François Renaud, premier juge d'instruction au tribunal de Lyon, a regagné à bord de sa BMW son domicile de la montée de l'Observance, sur les pentes de Fourvière. Il fait très doux et, après avoir garé sa voiture, le juge et l'amie qui l'accompagne cheminent jusqu'à la tour La Vigie, où il habite. Lorsque la vitre du conducteur d'une Audi 80 en stationnement s'abaisse et qu'apparaissent les silhouettes de trois hommes, François Renaud réalise brusquement le danger. Il s'enfuit avec son amie, un coup de feu claque, le juge est atteint dans le dos. Il parvient à se traîner derrière une VW coccinelle et s'y recroqueville avec sa compagne. Un homme masqué s'approche, et tire deux balles dans la nuque du blessé.
Pour la première fois en France, un juge en exercice vient d'être assassiné. Le crime est le point d'orgue d'une décennie furieuse. Enlèvements, règlements de comptes, braquages... Lyon est alors surnommée " Chicago-sur-Rhône ".
La série documentaire « Faites entrer l’accusé » de France 2, présentée par Christophe Hondelatte, a consacré au personnage, et aux très troubles
circonstances de son assassinat, un numéro assez intéressant. Le voici.
Voici la seconde partie.