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Bienvenue sur le blog culturel, antique, médiéval et philosophique Apocoloquintose and Co., lancé en l'an de grâce 2006. Vous y trouverez quelques uns de mes textes publiés dans la presse, quelques réflexions inédites, et tout un fatras philosophico théologico littéraire de bon goût.
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Un article du Parisien relate une très jolie histoire toute monstrueuse, qui démontre que le chien – meilleur ami de l’homme ? - est un charognard très mal disposé à l’égard du corps humain.
Moralité : à noël, n’offrez pas de Springer spaniel aux membres de votre famille…
Edition du vendredi 15 décembre 2006.
TRISTE histoire que celle de Thierry Labie. L'homme de 49 ans a été retrouvé mort dans son logement de Noyon (notre édition d'hier). Après l'autopsie, on sait maintenant qu'il a été victime d'une intoxication médicamenteuse et que son décès remonte à plus d'un mois. L'homme s'est sans doute suicidé. Mais, après sa mort, il a été en partie dévoré par son chien, un springer spaniel, resté enfermé dans l'appartement.
Springer spaniel
« Le corps a été retrouvé avec le visage et les viscères dévorés », ont constaté les enquêteurs. L'histoire de Thierry Labie, c'est son frère Didier qui la raconte. « Thierry était sous contrôle judiciaire à la suite d'une histoire familiale. Il avait dû s'éloigner de son domicile de Nanteuil-le-Haudouin. Il devait se rendre deux fois par semaine au centre médico-psychologique de l'hôpital de Noyon, où il était suivi. Je ne comprends pas, il n'y allait plus, et personne ne s'en est rendu compte. »
Sa mère renchérit : « On n'avait pas les moyens de se déplacer, alors je l'appelais. Je l'ai eu pour la dernière fois le 31 octobre. Depuis, je tombais sur son répondeur. Inquiets, on a prévenu l'hôpital, et les pompiers ont découvert son corps. » Se disant mécontent « contre la justice et contre les assistantes sociales qui ne se sont pas suffisamment occupées de mon frère », Didier Labie ajoute : « Je sais que maintenant on ne peut plus rien pour lui. Mais il faudrait que ça ne puisse pas arriver à d'autres. Mon frère était douanier à Roissy, mais, en 1992, il a divorcé et basculé dans la dépression. Le chien, je m'en souviens, c'est moi qui le lui avais offert. Si j'avais su... »
Régis Lefèvre et L.G.
( Source : Le Parisien - Edition du vendredi 15 décembre 2006. )
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