F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.

 

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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 11:11
Nous devons à Emile Aillaud l’atroce cité de la Grande Borne ( Grigny )… symbole, parmi d’autres, de ce qui « déconne » le plus en France…. Voilà quelques citations – dans le texte – de l’un des plus monstrueux criminels urbanistiques de France. Aillaud se prend pour Platon, et plus si affinité… il veut « changer nos vies »… et ta sœur ?



Emile Aillaud

« Une autre carrière m’aurait énormément plus : celle de professeur de grec. J’ai été toute ma vie hanté par l’univers grec » { Emile Aillaud, Désordre apparent, ordre caché, Fayard, 1975. préface, p.4 }

Au sujet des français il affirme « Depuis 3000 ans nous sommes des Grecs et l’univers grec c’est la ville, la cité, la polis  Notre spécificité (…) est la continuation de la civilisation greco-latine. Au nom de quoi en renier les fondements philosophiques ?  Nous avons inventé l’art de vivre avec l’autre ».



Cité de la Grande borne en construction


Sur l’habitat collectif il cite Platon, in Chanteloup-les-Vignes, La Noé, Fayard, 1978 : « Il faut, dès le commencement, disposer les maisons des particuliers de telle sorte que la ville forme un mur continu et que toutes les maisons, du côté de la rue, tiennent lieu de fortifications. Ce serait un spectacle agréable qu’une ville ayant l’aspect d’une seule maison. »
( p.16 ) « ( les tours) sont utilisées pour donner de la noblesse à des ordonnances pauvres et qui voudraient en avoir. Cette nostalgie de la grandeur rend mornes et glacés les grands alignements d’HLM courants qui relèvent de l’esprit de la Stalinalée ; ordonnances qui resteront sur le visage du pays comme les stigmates d’une époque où la dignité bourgeoise a utilisé absurdement les grands moyens modernes sans le souci de la vraie vie du  peuple et de ses enfants : elle a fait le monde de son rêve, un monde de cadres ».
( p. 166 – extrait de Désordre apparent, ordre caché, 1975 ) : « Inventer un milieu urbain apte à se substituer éventuellement à un milieu familial déficient devrait être l’une des préoccupations des créateurs de villes. Il faudrait s’attacher à conduire cet enfant, qui est, selon l’expression de Freud, ‘le père de l’homme’, vers une certaine maturité affective, par un cheminement concerté de solitudes et de surprises. ».



La Grande Borne en déconstruction


« La Grande Borne à Grigny » ( sur l'œuvre d'Aillaud ), Hachette, 1972 :
( p. 9 ) : « Il ne sera pas question ici d’une cité, mais, pour suivre la distinction qu’aime à faire Emile Aillaud, d’une ville, c’est à dire d’un ensemble hétérogène obtenu à partir d’éléments d’origines diverses et non d’une vision globale et a priori. ».
( p. 10 ) : « C’est là qu’Emile Aillaud joue un rôle tout à fait particulier car, si la conception de l’appartement type, la prévision des emplacements des boutiques, l’équilibre des différentes parties, en un mot tout ce qui procédait du travail de l’architecte et de l’urbaniste est jugé irréprochable, son ambition allait bien au-delà puisqu’elle était, comme on le verra, de ‘changer la vie’ et de ‘rompre l’ordre des choses’ ».
( p. 29 ) : « … il s’agit bien, Emile Aillaud l’a maintes fois répété, de ‘changer la vie’ en établissant de nouveaux rapports entre l’homme et son environnement ».


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