Samedi 9 janvier 2010
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Pour commencer, signalons mon compte-rendu du passionnant ouvrage « Le cheval, animal politique » de Jean-Louis Gouraud (éditions Favre), paru dans le n°19 de Causeur « papier »... dont voici le
début...
Nous vient de Suisse un passionnant ouvrage de « zoo-politique », richement illustré et luxueusement édité, consacré aux relations éternelles des chevaux
à la politique. Un ouvrage qui tombe à pique, chers amis « Causeurs », en cette période de fêtes ! Jean-Louis Gouraud, historien du cheval, auteur de plusieurs dizaines de livres sur la
thématique équine, se penche donc cette fois-ci sur l'importance de son animal fétiche dans la vie de la Cité. En occident on retrouve depuis l'Antiquité greco-latine des représentations
innombrables de guerriers à cheval. Le texte homérique est inépuisable de ces images, où l'épique se confond avec l'équin. Un chroniqueur tel que Xénophon, contemporain de Platon, dira
longuement l'importance pour les aristocrates grecs de pratiquer l'équitation sur leurs terres, afin de se préparer à faire la guerre. Le livre de Gouraud se présente comme une fresque illustrée,
et savamment commentée, de ces hommes de pouvoir à cheval qui, de Mussolini à Hitler, de Poutine à Sarkozy, de Saddam Hussein à G.W. Bush (le « ranch » étant une figure obligée de la
politique américaine...) ont compris l'intérêt militaire, puis politique et symbolique de ces sublimes animaux, signes d'aisance, de puissance, de gloire et de domination. Le cavalier, sur la
glaise des champs de bataille comme dans le marbre des statues royales, indique toujours une domination ; du haut de sa monture il marque sa suprématie sur les autres hommes qui vont à pied, ce
peuple qu'il convient de soumettre, ou encore ce troupeau qu'il convient d'encadrer. Cette réflexion nous laisse entrevoir un monde dont la féodalité sublime a longtemps duré (est-elle terminée
?) qui se divise en cavaliers et en piétons.
Le volume commence par une passionnante introduction...
La suite dans Causeur...
Signalons également quelques brèves récentes, et piétonnes :
Ségo invente la novlangue de bois, par où je me moque du vocabulaire moderniste et fleuri
utilisé par les militants du groupuscule ségoliste « Désirs d'avenir » afin de parler de leur nouvelle « plateforme » participative et solidaire...
Pierre Sarkozy et l'île des cochons, par où je décris le drame biblique auquel a échappé
le fils ainé du président de la République, entre orgie de riche et coulées de boue rédemptrices.
Quizz « Identité Nationale », par où je fais un amical signe de la main à Seguin, en
passant...
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Lundi 31 août 2009
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"Les élections des Miss seraient fondamentalement politiques. Parce qu’elles singent les processus de la
démocratie représentative ; et qu’elles n’échappent pas à l’Obamaniaquerie universelle. De Miss Brive-la-Gaillarde à Miss Univers, focus sur des élections… comme les autres !"
Nouveau papier pour le site Animal Politique.
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Mardi 7 juillet 2009
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La récente décision de la France de restituer à la Nouvelle-Zélande des têtes maories momifiées, conservées dans des musées hexagonaux, se présente à nous comme une superbe opération politicienne
de « propagation du Bien ». Orchestrée par la sénatrice centriste Catherine Morin-Dessailly, l’initiative vise surtout à envoyer d'humanistes signaux éthiques « qui vont dans le bon sens »
et à alimenter la quotidienne auto-flagellation historique occidentale. Si les colonies sont un lointain souvenir, la repentance à vocation médiatique ne fait que
commencer… Je fais le point sur Marianne2.
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Lundi 16 mars 2009
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Voici un papier espiègle publié sur CAUSEUR, consacré à l'exploitation de Facebook par les hommes politiques
français. Il est dédié à Diégo, le chien de Renaud Donnedieu de Vabres, qui a pris le pouvoir sur le "profil" de son maître.
Facebook est mon drame. Avant le lancement de la fameuse plate-forme de socialisation je lisais beaucoup, je
voyais des amis, je m’asseyais à la terrasse des cafés de la Contrescarpe pour regarder passer les filles en lisant du Claudel. Bref je vivais. Mais depuis que j’ai un compte sur Facebook, c’est
fini. Rideau ! Plus de littérature ! Plus de potes ! Plus de filles ! Maintenant, dès que j’ai cinq minutes à perdre je vais sur Facebook… j’espionne ce que font mes « ex », je m’abonne à des
groupes d’intérêt débiles, j’affiche ma pride d’être « fan » de l’Atomium de Bruxelles ou de Xavier Darcos, je laisse des commentaires spirituels sous les photos de mes “friends”. C’est tellement
plus moderne d’avoir des « friends » que d’avoir des « amis ». Les amis, ce sont les collègues du bureau, les anciens de la fac, les potes du club de squash. C’est pas top. Les “friends”, c’est
autre chose. Je compte parmi mes friends de vraies pointures, genre Yves Montand (car, oui, sur Facebook on peut être ami avec des morts)… mais, pour être honnête, ceux que je préfère, ce sont
les hommes et les femmes politiques.
A suivre sur CAUSEUR...
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Mercredi 9 janvier 2008
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Dans le contexte des élections municipales à
venir, l’adjoint au maire de Paris a proposé, dans une interview au JDD, le lancement d’une inédite et impromptue carte « fruits et légumes » pour les « faibles revenus » parisiens. Stupeur
et tremblements. Est-ce le retour des tickets de rationnement de papy ? A quand une carte « caviar et vodka » pour la upper-middle class ? A quand la fin de cette orthodoxie
politique et morale de l’alimentation ? A quand la fin du ridicule ?
Denis Baupin est né en 1962, ce qui lui donne l’avantage de n’avoir pas connu les périodes de grandes pénuries de l’après seconde guerre mondiale. L’adjoint « Vert » au maire de Paris, Bertrand
Delanoë, a éclos dans un chou ( garanti sans Ogm ), un petit matin tendre et virginal des années De Gaulle. Denis Baupin n’a donc pas connu les « tickets de rationnement », tels qu’ils ont
circulé dans les familles françaises – sous diverses formes - entre 1941 et 1949. L’idée était bonne à l’origine : tenter une équitable répartition des denrées dans une période de pénurie grave,
occasionnée d’abord par la période d’occupation puis par le désordre de l’immédiat après-guerre. Les tickets de rationnement donnaient accès à différents types de ressources, selon la catégorie à
laquelle on appartenait : nouveaux-né, jeunes , adultes, vieillards, etc. ( On notera au passage qu’en ce temps là on osait parler de « vieillards » - mot splendide, plein de noblesse - et
que l’on ne se perdait pas dans les milles euphémismes modernes par lesquels on fait signe vers le grand-âge : personnes âgées, individus ayant accès aux avantages de la carte vermeille, «
nouveaux » grands parents , etc. ) Bref, les français de l’après-guerre on du se rationner, se priver, partager la ressource…
Tickets de rationnement ( 1947 )
Mais quel rapport entre Denis Baupin et les cartes de rationnement ? J’y viens. Dans un entretien au JDD ( 06/01/08 ), la tête de liste aux élections municipales de 2008, parfois qualifié de «
Khmer vert » pour l’intransigeance de ses idées écologistes, a présenté les grands axes de son programme. L’adjoint aux transports est revenu sur ses obsessions habituelles : il souhaiterait
rendre les autoroutes franciliennes et le périphérique parisien payants pour financer les transports collectifs, et il voudrait « réserver une voie aux bus, taxis, véhicules propres, covoiturage
et véhicules d'urgence sur le périphérique et les autoroutes », etc. Le promoteur de la Fête nationale du vélo a fredonné sa banale « petite musique » écolo, sa coutumière ritournelle
hyper-moderne branchée, son habituel déchaînement d’animosité contre l’automobile, l’un des ultimes symboles archaïques de puissance et d’individualisme, issu du monde « ancien ». ( Imaginez le
topo aussi : on peut fumer dans sa voiture, manger gras, tromper sa femme, écouter le Sacre du printemps de Stravinsky en chantant, être grisé par la vitesse, etc. ) Comme d’habitude M.
Baupin cherche donc à nous convaincre que l’automobile – encombrante, polluante, bruyante - est un archaïsme phallique du XX ème siècle, complètement vintage, aussi dépassé que les
véhicules hippomobiles d’antan ou que le grand-Bi. Alors que les bus ( qui veulent nous faire « aimer la ville » selon le slogan de la RATP ), le Vélib’, le roller ou la marche à pieds en «
bandes », façon « pride » ambulatoire, appartiennent vraiment au XXI ème siècle, à l’avenir du « vivre ensemble » collectif et citoyen, à la modernité victorieuse et imbue de son joyeux
progressisme.
Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, le Président du Club des Villes Cyclables a eu une idée nouvelle, inédite, surprenante… il propose de remettre en circulation des « tickets de
rationnement ». Entendons-nous bien, l’adjoint au maire ne cherche pas à gérer la pénurie de denrées alimentaires, mais il veut donner aux parisiens le goût des bonnes choses culinaires. Ecoutons
M. Baupin : « Enfin, nous créerons une carte fruits et légumes qui permettra aux bénéficiaires à faibles revenus de pouvoir acheter 40 € de fruits et de légumes bio par mois. » La petite
phrase n’a pas été beaucoup reprise par la presse, ni beaucoup commentée dans les médias, mais M. Baupin nous donne là un formidable exemple d’ingérence publique dans la vie privée. Sous des
apparences de politique sociale généreuse ( encore faudrait-il définir ce qu’est, dans l’opulente capitale française, ce qu’est un « faible revenu » ), l’homme politique propose d’instaurer des
règles éthiques en terme de consommation de masse : le pauvre est du côté du bien, il devra donc accéder à la « bonne » nourriture, celle qui est issue de l’agriculture « bio ». Partant
certainement du principe que les personnes à « faibles revenus » ont une mauvaise alimentation, et de très vilaines habitudes de vie ( comme ne pas voter « Vert », ou même ne pas voter du tout…
), l’adjoint au maire propose de les remettre dans le droit chemin de la consommation « citoyenne » et « responsable ».
Certes, il serait malhonnête de nier que de nombreuses études ont souligné que les populations pauvres ont un accès plus difficile aux fruits et légumes ; une étude de l’INRA rapporte notamment : « Les boissons alcoolisées, le poisson, et dans une moindre mesure
les fruits, sont les produits sous-représentés en proportion dans le budget alimentaire des ménages aux revenus les moins élevés. ». Mais cette réalité justifie t-elle ces grotesques « tickets de
rationnement » à caractère « bio », destinés à donner bonne conscience au public bobo-branché des « Verts », à Paris ? Outre les inquiétants relents historiques de l’opération marketing, vous les
imaginez les pauvres, à Paris, les vrais pauvres, les vrais de vrais, au rayon « agriculture équitable et biologique » du Monoprix de Saint-Germain des Prés… je ne parle pas des « précaires » de
l’éducation nationale ou des « intermittents du spectacle » en « situation difficile », de retour du Festival de l’objet, de Blois, non… moi je parle des durs de durs… vous les voyez les vrais
pauvres, les familles nombreuses, avec leurs huit mouflets et mouflettes, en train de présenter timidement leurs « tickets de rationnement » à la vendeuse de l’épicerie fine du coin, pour faire
l’acquisition d’une petite salade « solidaire », aux concombres, issue de l’agriculture équitable ou pour se rendre propriétaire de 300gr de rutabaga destinés faire une petite purée « hype » à la
cannelle et à la muscade ? Vous les voyez, avec leurs tickets, chez Fauchon, se rendre possesseurs de quelques tubercules de topinambours « bio » ? Mais, d’ailleurs, où diable pouvons-nous les
rencontrer les produits « bio » ? Dans les quartiers pauvres ?
On me dira que la déclaration de presse, fantaisiste, d’un candidat à l’élection municipale, dont le parti politique ne totalise pas davantage que 5% des intentions de vote, ne mérite pas tant
d’intérêt. Certes. Mais le brillant édile, infatigable militant de toutes les causes passant à sa portée ( contre la surpopulation carcérale, pour la libération d’Ingrid Bétancourt, pour le
Sidaction, contre les lois Hortefeux, pour les familles de la rue de la banque – rue de la « banque » : quelle subtile symbolique ! -, pour les vélos, contre les courants d’air,
pour l’eau et le gaz à tous les étages, contre les moteurs diesel, pour la techno-parade thématique « sauvons la planète », etc. ), serait bien capable de faire avancer – avec toute la
gravité dont il est coutumier - cette idée dans le débat public.
Devons-nous laissez Denis Baupin sortir de sa mono-thématique habituelle du « déplacement durable » ? ( Dans laquelle il excelle de drôlerie post-moderne précieuse et indignée – et fait le
bonheur de tant d’observateurs amusés ). Devons-nous laisser les « faibles revenus » se faire ainsi humilier par la morgue néo-bourgeoise ambiante désireuse de les nourrir bio ? Désireuse de les
intoxiquer politiquement ? Les fantasmes de la bobo-cratie parisienne - il faut certainement une bonne alimentation pour circuler toute la journée en Vélib’… – doivent-ils continuer à
prendre appui sur des causes-prétextes ? Rien n’est moins certain.
Réponse dans les urnes, d’ici quelques mois…
fxa
www.Apocoloquintose.com
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Mardi 25 décembre 2007
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On ne l’avait peut-être pas remarqué, mais la campagne de l’élection présidentielle se poursuit durant les fêtes. Juste avant de partir en Egypte pour quelques jours de
vacances, le président de la République Nicolas Sarkozy a rendu visite à de jeunes malades, à l’hôpital Necker, tandis que l’ex-candidate Ségolène Royal est venue au chevet de pensionnaires d’un
centre d’hébergement social, à Paris. Accidentés du corps vs. accidentés de la vie ? Commentaire d’images.
A noël les français adorent contempler de belles images. Alors que Nicolas Sarkozy vient de rejoindre le sol Egyptien à bord d’un Falcon 900, fabriqué amoureusement par M. Dassault
à l’intention de M. Bolloré ( son heureux propriétaire ), on découvre peu à peu les Saintes représentations de piété et de bonté qu’a laissé au bon peuple de France la Présidence – et toutes les
diverses entités qui fonctionnent en « système » avec l’Elysée : le premier-ministre, les ministres, et l’opposition.
Pour les frères « Hospitaliers » médiévaux, la visite aux malades et aux pauvres était strictement codifiée. Selon la règle de Raymond du Puy, lors de la visite aux malades,
le frère hospitalier devait être vêtu de blanc et porter religieusement la communion. Il devait être accompagné d'un acolyte portant une lanterne et un goupillon d’eau bénite. C’était un autre
temps…
Point d’acolyte ou de goupillon pour Nicolas Sarkozy lorsqu’il se rend à l’hôpital Necker, spécialisé dans les enfants malades. Alors que les médecins urgentistes sont en grève, le
soir même du réveillon, le président Sarkozy promet des moyens supplémentaires pour les hôpitaux. Cash. Il déclare aux journalistes : "Je suis venu pour encourager les équipes qui travaillent un
jour de fête, pour rencontrer les familles qui sont dans la douleur parce que leurs enfants sont malades, et rencontrer le personnel médical et paramédical qui fait un travail
formidable".
Nicolas Sarkozy à l'hôpital Necker
Accompagnant la longue procession présidentielle, dans les couloirs de l’hôpital Necker, le photo-journaliste de l’AFP Antoine Gyori nous gratifie d’un cliché fort instructif, qui
permet de ranger la visite guindée des hospitaliers médiévaux au magasin des accessoires. Elégant, beau ( « on est beau quand on est amoureux » m’a dit ma concierge ! ), détendu, et souriant, le
président de la République semble badiner gaiement avec les journalistes. Emane de cette image un sentiment de profond bien-être. Devant quatre jeunes et jolies infirmières, et une belle maman
avec son bébé, le président plastronne un peu, il frime. Si l’on prend pour acquis que les bébés habillés en rose sont des filles, le président apparaît à l’image auprès de non moins de cinq
femmes et une autre en devenir. L’hôpital serait donc une histoire de filles ? Aucune trace des vieux docteurs-barbons à lunettes, avec leurs badges phalliques, marqués « Professeur » ; aucune
trace des vieux médecins moliéresques en habits traditionnels, aucune trace de la gravité propre au lieu. Aucun mec, quoi. Nous ne sommes pas, là, dans la froideur et la gravité technique de la
salle d’opération, ou de la salle de réveil, mais dans la bonne humeur et l’esprit « carabin ». Le père-noël s’est même invité sous les traits ravissants d’une infirmière blonde, dont le minois
timide semble trahir le plus grand moment d’émotion de toute sa vie… et, pardonnez-moi, mais... l’on entend pouffer les anges sur cette photo.
C’est à tel point festif, comme image, que la jeune et jolie maman, à droite du cadre, n’a pas l’air bouleversée. Son bébé est-il malade ? On ne sait pas. On est pourtant à Necker.
Ce n’est d’ailleurs le problème de personne sur ce cliché. Le bébé : on s’en fout. Tout le monde regarde Nicolas Sarkozy, tandis que la petite fille, elle, nous regarde… « Il est né le
divin enfant ( en rose ) », vous avez dit ?
On ne l’avait peut-être pas remarqué, mais la campagne de l’élection présidentielle se poursuit durant les fêtes. Alors que Nicolas Sarkozy jouait au « coq », à l’hôpital Necker,
l’ex-candidate socialiste, « bécassine » auto-proclamée, a également rendu sa visite de noël aux malheureux, aux damnés de la terre. Ce fut également à Paris, mais dans un centre d’hébergement et
de réinsertion sociale du Secours Catholique, à la Cité Saint-Martin. Ségolène Royal a déclaré aux journalistes : "Le jour de Noël, c'est là sans doute qu'on prend conscience de la façon la plus
aiguë des inégalités criantes, qui loin de se réduire s'aggravent".
Ségolène Royal au Secours Catholique
Le photo-journaliste de l’AFP Olivier Laban-Mattei a pris une image également assez significative. Ségolène Royal, plus souriante et rayonnante que jamais, est entourée
exclusivement de femmes. Et, comme sur le cliché de l’AFP concernant la visite de Nicolas Sarkozy à Necker, un enfant focalise l’attention. « Il est né le divin enfant ( en rouge ) », vous avez
dit ? C’est noël. Il faut entendre chanter les anges, que nous le voulions, ou non…
Mais à la différence du cliché sarkozien, la photo ségoliste est plus brouillonne. Un sentiment de désordre et d’évidente désorganisation s’en dégage. Là où la structure de l’image
était claire chez Sarkozy ( l’œil va de gauche à droite, du Président à la jeune maman, en passant par ces médiatrices – rieuses - que sont les soignantes ) ; on ne comprend pas bien ce qui se
passe chez Ségolène. L’ex-candidate socialiste bavarde soit avec des travailleuses sociales, soit avec des femmes en situation de précarité. C’est un peu le bordel… osons le dire en ces termes.
Une bien charitable, et longue, dame brune, à l’arrière plan, semble même essayer de faire un peu la police ( parmi les journalistes ? ), en disant « Ecartez-vous ! », pour donner à cette visite
davantage de solennité. Il fait un peu sombre. On est loin de la blancheur immaculée de la chambre d’hôpital de Nicolas Sarkozy. On est dans l’opposition, en somme…
En attendant, les visites des autres « hospitaliers » qui fonctionnent en « système » avec l’Elysée sont passées inaperçues… Il n’y a guère que la très exhaustive AFP pour
rapporter que François Fillon est allé, le soir de noël, à la rencontre de "gens qui souffrent", en visitant des familles dont l'immeuble s'est effondré samedi à Noisy-le-Sec après une explosion
due au gaz. Seule l’AFP a rapporté que le fringuant locataire de Matignon s'est ensuite rendu sur la "Péniche du cœur" gérée par les Restos du cœur dans le Ve arrondissement, en présence de
Véronique Colucci, veuve de Coluche. Seule l’AFP a rapporté que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a visité les urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Seule l’AFP a rapporté que la
ministre du logement, Christine Boutin, s'est rendue à l'église St-Leu-St-Gilles, près des Halles, à Paris, pour assister à une célébration de Noël avec des personnes démunies ou sans-abri. Seule
l’AFP a rapporté que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, s'est rendu dans une résidence pour personnes âgées à Bry-sur-Marne…
Mais il est évident pour l’ensemble des français que toutes ces escapades hospitalières sont moins « glamour » que celle de Nicolas Sarkozy auprès de ses infirmières conquises, ou que celle de
Ségolène auprès de ses femmes « dans la dèche », mais si sympathiques en leur confusion …
Les français, qui adorent contempler de belles images, remercieront certainement nos amis les politiques, et le Père Noël, pour tous ces clichés si finement signifiants et si
subtilement moraux… qui démontrent bien que le si festif « circus » politique contemporain n’a aucune raison de s’arrêter durant les fêtes. Face à un tel déchaînement de « belles
images », on se dit que si une fonctionnalité, disponible sur les appareils professionnels des photographes d’agence, n’est pas prête de tomber dans l’obsolescence, c’est bien la rafale… On
attend avec impatience, et gourmandise, les belles images du nouvel an, et les « bonnes résolutions » médiatiques circassiennes de nos dirigeants politiques…
fxa
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Mardi 18 décembre 2007
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L’exécutif
offre au peuple français un chouette cadeau de noël : des images ravissantes du président de la République et de la chanteuse Carla Bruni. Sarkozy monte en gamme. Les médias vivent depuis
quelques jours une érection continue, priapique… En attendant, tout le monde a déjà oublié la visite en France du leader libyen Kadhafi…
Par François-Xavier Ajavon
La République française est comme un passage à niveau : les trains qui passent, bruyamment, cachent toujours d’autres trains, et d’autres, et d’autres encore… toujours aussi longs
que les précédents. La République française est toujours pleine de surprise. Au lendemain de la visite du sinistre Colonel Kadhafi, autrement appelé "Guide de la grande révolution de la
Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste", la France aborde les fêtes de fin d’année avec une nouvelle réjouissante : notre président de la République, Nicolas Sarkozy,
disposerait d’une nouvelle compagne de voyage. Et pas des moindres…
Evidemment la presse et les agences s’enflamment. Les commentaires fusent ! Les dépêches jaillissent ! Les brèves giclent de toutes parts… Les analyses suintent par tous les
pores médiatiques… L’hebdomadaire l’Express a annoncé, dès dimanche soir, que le journal populaire Point de vue était sur le point de publier – ce mercredi – un reportage photographique
concernant la relation amoureuse entre Nicolas Sarkozy et la chanteuse Carla Bruni. ( Il serait malvenu de préciser, ici, que l’Express et Point de vue appartiennent au même groupe Belge
Roularta, évidemment. Nous n’en dirons rien. Inutile d’alimenter les ragots sur la dimension « organisée », « marketée » et « artificielle » de cette annonce… )
Tous les zincs des Cafés du commerce vibrent, ce jour, à travers la terre de France… On nous dira, d’abord : « Mais Nicolas Sarkozy a fait le choix du ‘Mieux disant esthétique’
avec cette femme. Elle est splendide ! Un mannequin, quoi ! T’imagines ! T’as déjà approché un mannequin en vrai, toi ? ». On répondra : ok, d’accord. On nous dira : « Mais Nicolas Sarkozy
rattrape ainsi son retard d’image auprès des artistes, des professionnels du spectacle, des professionnels du show médiatique, etc. » On répondra : ok, d’accord. On nous dira : « Mais Nicolas
Sarkozy offre aux français une romance de qualité à l’approche des fêtes de noël… c’est positif. C’est un coup à gagner quelques points de croissance, ça, sans parler du moral des ménages… et du
chômage, qui peut baisser aussi. On ne sait jamais ».
On notera, d’abord, que le Président de la République, invite la femme de son cœur dans un parc d’attraction. En effet, Nicolas Sarkozy a invité sa très récente conquête à
Disneyland Resort Paris, le grand complexe festif touristo-industriel de l’est parisien, afin d’exposer son trophée féminin aux regards mornes et froids des objectifs photographiques. On notera
donc que le Président de la République invite la femme de son cœur dans un espace dédié au plaisir codifié, au délassement organisé, à la festivité obligatoire, aux réjouissances entreprisées, au
bonheur mesuré... Nous somme là dans un univers festif, dans l’hyper-« show » télévisuel et photographique, où chaque histoire d’amour peut se réduire à un clip vidéo. Marine Le Pen,
imperceptiblement malveillante, parle d’un « conte de noël à petit budget », destiné à faire oublier aux français leurs problèmes quotidiens… la leader frontiste ironise même sur « Sarkozy de
Monaco ». Référence inévitable au couple Rainier III – Grace Kelly. ( Espérons, au passage, que la talentueuse Carla ne subisse pas le syndrome Grace Kelly : une brillante interprète
hitchcockienne tombant dans la fange des pages people, sans plus rien produire d’artistique jusqu’à sa mort… ) Alain Duhamel craignait, ce matin, à l’antenne de RTL, une « grimaldisation » de la
politique française… François Hollande, du Parti Socialiste, a été plus sobre : « pas de commentaire ». On n’a pas idée d’inviter une femme comme Carla Bruni à Eurodisney, temple de
l’anti-élitisme… On aurait préféré les voir au Jardin des plantes, ou mieux… au méconnu Jardin tropical de Paris… dans un lieu qui fasse moins « décor », moins carton-pâte, moins «
cheap »…
Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt...
La République française est comme un passage à niveau : les trains qui passent, bruyamment, cachent toujours d’autres trains, et d’autres, et d’autres encore… la « rose »
est-elle destinée à nous faire oublier le dictateur ? Le sinistre leader arabe Kadhafi, autrement appelé « Botoxman », dans une hilarante chronique de Michèle Stouvenot du JDD de la semaine
dernière, vient à peine de quitter le territoire national que le chef de l’état redonne un coup de fouet à la communication élyséenne : le Président ne fait pas que vendre des Airbus et des
centrales nucléaires à des anciens terroristes notoires, il courtise aussi des anciens mannequins. Mickey et Minnie Mouse, souris anthropomorphes de l’hyper-spectacle cherchent donc à nous faire
oublier la venue de Botoxman… Stouvenot note à propos de la venue en France de Kadhafi : « Le chef de l'Etat attendait un terroriste à la retraite, un dictateur repentant en quête de rédemption,
et qu'at-il vu débouler ? (…) Une vieille rock star en quête de box-office. Un mix de Mick Jagger et de Michael Jackson. La bouche pulpeuse et lippue, siliconée à la Michel Sardou, le cheveu noir
corbeau Régécolor à la Jack Lang, le visage comme rafistolé par un Picasso du scalpel, le poil au menton hirsute, la moustache maigre, c'était Botoxman. Au Louvre, Belphégor. A l'Assemblée, Dark
Vador dans La guerre des étoiles . Il y a de quoi être saisi ».
En effet. Après le « Kadhafi tour », l’Elysée nous offre une nouvelle super-production du « Château » élyséen : le « Carla Bruni tour ». Il est permis de prendre des photos. Il est même permis de
filmer. Il est permis, également, d’avoir des vertiges : à quelques mois de son élection le président qui promettait la liquidation de la culture de « Mai 68 », s’est rapproché de la Chine
communiste, de la Russie de Poutine, de l’Algérie et de la Libye du sinistre Colonel Kadhafi… et comme signe de stabilité personnelle il a envoyé aux français le « signe » de son divorce.
L’arrivée de la « rose » Carla, arrivera t-elle à faire oublier ces si nombreuses, et indignes, poignées de mains consenties à des tyrans ? Rien n’est moins certain. A propos de la venue en
France de Kadhafi, Pascal Bruckner s’agaçait, dans Le Monde : « Ce devait être la rédemption du barbare venu réintégrer les rangs de la civilisation. Ce fut l'inverse : le barbare, plein de
morgue, nous a fait la leçon.» Et Bruckner de terminer sur cette interrogation angoissante, qui ne semble plus être d’ailleurs qu’une question de calendrier : « A quand le tapis rouge déroulé
devant M. Ahmadinejad ? »
Mais qu’importe l’orientation diplomatique que prend l’hexagone, si Mickey et Minnie se font des câlins, médiatiques et sucrés, à Marne la Vallée… Qu’importe que la France ait été
bafouée par la visite du "Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste", tant que le grand show festif s’accomplit, et se déploie jusqu’à
l’apoplexie. Nous avions tort de penser que le calendrier de Sarkozy était un calendrier politique, c’est un calendrier de l’avent…
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Mardi 27 novembre 2007
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La France est au bord de la nouba sociale, de la grande quinzaine festive de l’automobile calcinée, de la médiathèque municipale Louis Aragon carbonisée, de l’école
maternelle Georges Marchais consumée. Emeutes ? Emeutes ? En même temps la France pleure une étudiante en journalisme, atrocement assassinée dans le RER. Acte impardonnable. Impardonnable. On
craint le retour de l’insécurité. On craint le désordre. On craint une vieille chienlit hivernale. Lourde. Plombée. Il fait froid. Les prix augmentent ( c’est ce que dit ma concierge ! ). Il y a
des courants d’air. Mais le président de la République est heureux. Il fait le VRP en Chine, avec Rachida Dati… Commentaire d’image.
Nicolas Sarkozy visite le site où se trouve l'armée en terre cuite à Xian, le 25 novembre 2007.
©AFP - eric feferberg
Il y a de superbes images qui tombent manifestement mal. Eric Feferberg, photo-journaliste de l’AFP, qui suit le président Nicolas Sarkozy durant sa visite en Chine a pris ce
superbe cliché dimanche 25 novembre. L’image a été publiée par de nombreux sites Internet et par plusieurs journaux. On y voit le Président de la République, Rachida Dati et un officiel chinois.
C’est ce que l’on appelle une plongée ( les sujets sont photographiés « de haut » : l’appareil de prise de vue surplombe ses sujets ). C’est là une première originalité de ce cliché :
les grands de ce monde et autres porteurs d’écharpes officielles sont rarement représentés sous cet angle, légèrement « réducteur ». Ils sont plus fréquemment pris en contre-plongée ( le
sujet surplombant l’appareil de prise de vue ), comme sur cet autre cliché de l’AFP, pris par le photographe chinois Goh Chai Hin, représentant Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao,
le 26 novembre 2007 à Pékin. La contre-plongée donne de l’importance et de l’épaisseur au sujet, alors que la plongée l’écrase, le contraint, le réduit.
Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao, le 26 novembre 2007 à Pékin.
©AFP - Goh Chai Hin
Mais revenons à l’image d’Eric Feferberg. Sur ce cliché Nicolas Sarkozy, qui fait face à l’objectif, a un regard extatique de petit garçon qui s’amuse, et la belle Rachida - gainée de fourrure -
sourit à un ami quelconque, qui est hors-champ. Ca sent le bonheur. Ca sent la communauté amicale, chaleureuse. C’est pour ça qu’elle tombe mal cette image ; surtout cette semaine. Très mal. Et
pour plusieurs raisons. D’abord la France s’est réveillée avec une méchante gueule de bois, lundi, en apprenant l’agression sauvage – et le meurtre au couteau - d’une étudiante en journalisme de
23 ans, Anne-Lorraine Schmitt, dans une rame du RER D, par un récidiviste d’origine turque. Ensuite la France est un peu groggy depuis quelques jours, en assistant à la reprise des
affrontements télévisés entre « jeunes » des « banlieues » et policiers. Les violences semblent concentrées sur la zone de Villiers-le-Bel ( charmante bourgade bucolique et pittoresque du Val
d’Oise ), mais chaque soir ce sont plusieurs dizaines de policiers qui sont blessés par des jeunes qui tirent à balles réelles sur les forces de l’ordre. On ne doute pas que la grande quinzaine
anti-flic de 2005 va reprendre, sous les feux croisés des commentaires sociologiques et des scansions morales des « grands frères » et autres « directeurs de Mjc »… ( « C’est l’ennui, ma bonne
dame, qui conduit à brûler des voitures ! Ce sont les contrôles d’identité, répétés, subis par les jeunes, qui leur donnent envie de bouffer du poulet ! C’est l’architecture, ma bonne dame,
l’architecture… et oui, ça rend con l’architecture, ce sont les tours le problème… ça rend con les tours… regardez les Amériques ! Regardez New-York, ma brave dame ! » ).
Alors cette photo tombe mal. Très mal. Car l’homme du Karsher, celui qui promettait de nettoyer les quartiers de leurs « racailles », semble prendre des vacances loin de la France. Certes, il est
au taf, il est au taquet, cela ne fait pas le moindre doute… il vend des Airbus, des usines Sanofi et des tas de trucs qui ne risquent pas de m’enrichir, mais il fait le touriste quand même. Le
cliché de l’AFP laisse songeur. Pourquoi est-il si loin de nous, si loin de l’objectif… alors qu’on aurait aimé le voir consoler la famille déchirée ( "broyée" dit une proche dans l'Est
Républicain ) d’Anne-Lorraine Schmitt, alors qu’on aurait aimé le voir en chef d’équipe auprès de son gouvernement, en chef de l’état auprès des policiers à Villiers-le-bel.
Pendant ce temps là, la Ministre de l'Intérieur, Mme. Alliot-Marie, lance des appels dans le vide : "Il faut que des mesures soient prises pour empêcher ceux qui tirent sur les policiers de le
faire”. Qui doit prendre la responsabilité de telles mesures ? Suivez mon regard. Ou, non, suivez plutôt son regard sur la photo...
Sur le cliché il est loin, le Président, mais pas seul. Il est accompagné de la ministre de la justice, Rachida Dati. On se demande pourquoi. Evidemment, ça fait un peu couple présidentiel, mais
elle est juste ministre de la justice. C’est entendu. Tiens, une ministre de la justice… ça aurait été pas mal, en France, pour commenter le parcours du tueur d’Anne-Lorraine, criminel
sexuel multirécidiviste, remis en liberté sans contrôle… Mais bon, on se dit : ils sont là-bas en copains, pour vendre des Airbus et faire des photos. D’accord. Ils sourient. D'accord. La France
qui se lève tôt a le sourire. D’accord. Sont-ils heureux ? Ils seraient donc au moins deux. C’est un bon début. D'accord.
Sur le cliché d’Eric Feferberg l’arrière plan est constitué de l’un des plus célèbres chefs d’œuvres de la sculpture chinoise, l’armée en terre cuite de l’Empereur Qin, située à Xian. Ce site
archéologique, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est composé de 6000 statues de guerriers – strictement singulières – mesurant environ 1M80. L’Empereur Qin, unificateur de la Chine, fit
enterrer à côté de son tombeau une copie de son armée dans les positions traditionnelles du combat. C’était il y a plus de 2000 ans… On se demande, à l’heure où la poudrière de Villiers-le-Bel
projette ses premières étincelles inquiétantes sur les villes voisines et les départements limitrophes, si Nicolas Sarkozy ne devrait pas les emporter dans la valise diplomatique, ces guerriers
chinois de l’antiquité. Ces valeureux combattants. Ces soldats. On se demande si il ne devrait pas leur demander, à l’oreille, des conseils pour juguler les violences, dans les rames de RER comme
dans les rues de certaines villes françaises. On se demande, absorbé dans une rêverie fantasque, si Sarkozy ne devrait pas prendre la tête de l’armée de Qin, et rentrer en France à cheval. A la
tête d’une armée de chinois, en terre cuite, armés de Karsher…
Et puis non, finalement. On reprend la photo de l’AFP. On la regarde dans tous les sens. Il y a de superbes images qui tombent manifestement mal. Très mal. On se demande surtout pourquoi il n’est
pas déjà en France, le Président…
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PS: on lira avec profit le bouleversant hommage rendu par Frédéric Pons, de Valeurs Actuelles ( sur le blog de VA ), à Anne-Lorraine Schmitt, qui fut stagiaire au sein de l’hebdomadaire.