F-X AJAVON

Jusqu'à preuve du contraire, je suis François-Xavier Ajavon, né en 1977.

Au-delà du blog, lisez mes publications dans les domaines de la philosophie et de la littérature.

 

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surfemme

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 21:27
Voici un petit texte semi-fictionnel dans lequel je fais état de mon amour immodéré pour le quotidien de gauche Libération, à travers la lecture de trois articles hilarants parus dans deux numéros consécutifs du journal. 


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Vous noterez qu'en suivant ce lien vous pouvez retrouver l'ensemble des textes que j'ai signé pour le Ring depuis quelques années.


Sans transition, quelques « brèves » Causeur à vous signaler :

- « Un pirate peut en cacher un autre » : à propos d'un article de la revue Politis qui déroule un discours pseudo- « dialectique » doucereux à propos de la piraterie maritime... cette dernière aurait des conséquences « positives » inattendues. Ben voyons !

- « Un pont sur eaux troubles » : rejoignant la fameuse chanson des Simon & Garfunkel, la candidate aux élections régionales Chantal Jouanno propose la construction d'un gigantesque et effrayant « pont habité » au-dessus de la Seine, afin de loger des étudiants. Le premier pont qui ne serait pas d'abord destiné à traverser Sa Majesté la Seine. Vautrons-nous dans le projet absurde et drolatique !


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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 20:08
Voici un nouvel épisode compromettant de ma « chronique de la philosophie médiatique » de Actu Philosophia, évoquant cette fois-ci l'assommante pièce de théâtre d'Antoine Rault « Le démon d'Hannah » consacrée à l'histoire d'amour en carton entre Martin Heidegger et Hannah Arendt...




cap-TF1.jpg



Mais vous vous délecterez de ce texte sombrement et cyniquement ravageur après avoir lu les amuses-gueule suivants (écrits pour, et publié par Causeur ! ) :

-  « Le vicaire et la strip-teaseuse », par où je narre le destin de l'église catholique de Bretagne...
- « Un peu de chaleur grâce à Carla Bruni », par où je me moque de l'épouse du Président de la République, se piquant bourgeoisement d'un SDF nommé Denis...
-  « Retrait entre partenaires » par où je me moque des comportements déviants du service com de la BNP Paribas et de M. Besson, Luc... qui fout de la pub partout, et à tort et à travers...  !


Sinon, Elsa Z : je t'aime !






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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /Avr /2007 22:50
Voilà un petit papier que j'ai soumis il y a quelques jours, sans espoir réel de publication, ( période électorale oblige ) à la rédaction du Monde, en réponse à une précédente tribune féministe de Benoîte Groult. Bonne lecture.


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Benoîte Groult, célèbre féministe, a signé dans le Monde du 10 avril une tribune de soutien à  Ségolène Royal, sous le titre « Ségolène et les ‘papas’ », dans laquelle elle dénonce les attaques misogynes dirigées contre la candidate socialiste à l’élection présidentielle, et affirme que voter pour elle constitue un acte féministe militant. Il n’y a rien de surprenant à voir Mme. Groult exprimer à nouveau son engagement politique en faveur du socialisme et de la cause des femmes : assurer la présidence de la Commission de terminologie pour la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions, fondée par Yvette Roudy durant les années Mitterrand, ça vous classe un intellectuel… Mais la rhétorique développée par la brillante femme de lettres dans cet article présente plusieurs propositions spécieuses, qu’il est important de souligner.





La féministe professionnelle Benoîte Groult.


Ségolène d’abord. Selon Mme. Groult il y a des « phénomènes inconscients », fatalement misogynes, qui pousseraient certains français à la méfiance face à la candidature de Mme. Royal. L’opinion publique, en proie à une crainte ancestrale, rejetterait la figure de Ségolène à quelques jours des élections, car cette dernière voudrait transgresser la « vieille loi salique ». Par « loi salique » il faut entendre la volonté des hommes de ne pas partager le pouvoir avec les femmes. Selon Mme. Groult, les électrices féminines qui devraient être mues naturellement à voter pour Mme. Royal ( comme un acte militant ), pourraient être prises – dans moment de soumission à « papa » - d’une volonté de glisser dans la fente de l’urne républicaine un bulletin portant le nom de François Bayrou, voire même de Nicolas Sarkozy. Le raisonnement est spécieux : Mme. Groult est bien méprisante à l’égard des françaises en pensant que le vote féminin est dicté par des considérations « symboliques » liées uniquement au sexe des candidats. Si tel était vraiment le cas, avec les nombreuses autres femmes candidates lors des élections présidentielles précédentes, le locataire de l’Elysée serait déjà une femme. Ensuite Mme. Groult estime que Nicolas Sarkozy, en tant qu’homme, véhicule une image « viriliste et agressive » : il est bien étonnant de lire en creux, sous la plume d’une féministe, un tel éloge de la douceur et de la « maternitude » féminine de Mme. Royal. Mme. Groult défend aussi la candidature de Mme. Royal au nom d’une « misogynie à l’envers », concept étrange, visant à l’érection « philogynique » de statues symboliques de « surfemmes » dans notre paysage politique. On se demandera avec angoisse s’il faut aussi conseiller à d’autres populations frappées par les discriminations de développer par exemple un « racisme à l’envers » ou une « homophobie à l’envers » ?

Alain Etchegoyen, philosophe qui vient de décéder, avait écrit dans Le Figaro l’année dernière une analyse piquante de la position politique de Ségolène Royal : « Le ségolisme, cache-misère de la panne idéologique de la gauche ». Il notait qu’avec la candidate socialiste «  les atouts périphériques (femme, jeune, maman) se substituent à l'essentiel. Pour une gauche historiquement avide de contenus, de projets, de programmes et de propositions, la situation est désespérante. ». Mme. Groult voudrait donc que les françaises choisissent Ségolène pour ses atouts périphériques et non pour ses propositions. Et si ce débat inepte sur le sexe des anges n’était que pure manœuvre de diversion, afin de détourner l’attention du public de la réalité de la situation de Ségolène ? Une réalité cruelle, faite de l’érosion de son image médiatique, du manque d’enthousiasme pour sa candidature chez les cadres historiques du PS, d’une accumulation de petites bourdes comiques mais handicapantes, de l’émergence d’une idéologie de l’alternative anti-système par le troisième homme ( Bayrou, Le Pen, etc. ), de la séduction exercée sur le peuple de gauche par les candidats trotskistes et enfin la perte de confiance de nombreuses catégories socio-professionnelles qui étaient traditionnellement acquises au parti socialiste.





Sacha... qui était contre les femmes, tout contre...


La question des femmes, ensuite. Mme. Groult, dans son article, stigmatise une misogynie « nationale » qui aurait pour spécificités sympathiques d’être « fraîche, joyeuse et spontanée ». On sent poindre l’attaque contre l’esprit populaire grivois, contre les éternelles gauloiseries quotidiennes dont les hommes savent accabler les femmes… la critique de Sacha Guitry n’est pas loin, lui qui disait « Je suis contre les femmes… je suis tout contre ». Mais la complainte de Mme. Groult est finalement assez conventionnelle : les femmes ont été longtemps discriminées, elles ont été longtemps écartées par les hommes des responsabilités politiques et elles ont longtemps été marginalisées dans la société. Rappelant son parcours de femme née en 1920 ( c’est à dire ayant obtenu le droit de vote et le droit d’ouvrir un compte bancaire aux alentours de 25 ans… ), elle souligne que la victoire de Mme. Royal serait le signe que les femmes sont devenues « majeures ». On serait autorisé à se demander si Mme. Groult n’investit pas trop d’importance « symbolique » dans le statut du président de la République, tel qu’il est défini par la V ème République ? Le président est un homme de pouvoir, mais c’est le gouvernement qui gouverne, et dans notre contexte démocratique la souveraineté vient du peuple… En soutenant Ségolène, Mme. Groult aspire – en somme – à ce que le futur président ne soit pas l’ambassadeur de la France, mais du « féminin ». Ce n’est hélas pas son rôle constitutionnel…

Mme. Groult termine son texte par cette interrogation naïve : « Dieu n'est-il pas toujours mâle dans nos trois religions monothéistes, qui ne se soucient guère de parité ? ». Ce serait bien mal connaître la religion catholique, que de ne pas voir la place centrale que le culte marial y occupe. Et Marie était une femme exceptionnelle, qui n’avait pourtant pas vraiment le goût du pouvoir…  les féministes doivent comprendre que les femmes peuvent se distinguer aussi en dehors des horribles schémas masculins traditionnels du pouvoir, de la domination d’autrui par la manipulation, et de l’affirmation de soi par la soumission d’autrui.



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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 12:38
Mme. Martha Argerich s'attaque au 3ème concerto pour piano de Serge Prokofiev, à l'antenne de la télé itanienne...  et ici, en France, on ne laisse rien filtrer.... grrrrr.....



Prokofiev, Piano Concerto n°3
envoyé par Tournemal




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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 23:56

Le 7 août dernier j’ai rendu hommage à la soprano Elisabeth Schwarzkopf dans les pages Rebonds de Libération. Voilà le texte de cette nécro-trash, nécessairement amoureuse, de la grande voix straussienne… Elisa, Elisa, saute-moi au cou… ! Elisa, fais-moi signe…


 


 

Elisabeth Schwarzkopf,

son tout dernier lied

 

Hommage à la grande soprano décédée jeudi à l'âge de 90 ans.

 

 

Ainsi, la grande soprano européenne Elisabeth Schwarzkopf vient de mourir, en Autriche, à un âge avancé, tout rond (90 ans), et au terme d'une carrière exemplaire, unanimement saluée. Les grands médias vont de leur petit couplet nécrologique guindé ; les radios et les télévisions à caractère culturel ressortiront des archives les bobines ad hoc et nous concocteront des émissions spéciales, pleines de fausses surprises... «Est-ce peut-être ceci, la mort ?» chantait-elle, vibrante et inextinguible, cette chère Mme Schwarzkopf, dans le dernier des Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, intitulé Dans le rouge du couchant (Im Abendrot). Les mélomanes ont nécessairement dans l'oreille à la fois son enregistrement des années 50, avec le chef d'orchestre Otto Ackermann à la tête du Philharmonia Orchestra, et celui de 1966 avec George Szell aux commandes du Radio-Symphonie-Orchester de Berlin. Deux profondes visions de l'oeuvre-testament de Strauss, mais aussi deux fascinants portraits de femme (la femme-enfant face à la femme mûre), deux gages de son extraordinaire «métaphysique vocale». Car Schwarzkopf frappe au-delà du sensible, de la chair de poule, de la larme à l'oeil, du frisson débordant, de la fièvre, au-delà ­ même ­ des catégories kantiennes de l'esthétique transcendantale, pourquoi pas, l'espace, le temps…




Sa voix était l'au-delà spatio-temporel, accessible sur compact disc. Elle frappe, elle frappait le coeur de nos interrogations humaines, sans presque le vouloir, pudiquement, en simple médiatrice passionnée des oeuvres qu'elle interprétait. Pour le dire autrement, Schwarzkopf, dans les Quatre Derniers Lieder de Strauss, et ailleurs parfois, c'était la métaphysique «pour les nuls», la méditation philosophique à la portée de tous, l'alpha et l'oméga de l'être et du néant au fond à droite du rayon classique de la Fnac de Concarneau... Elisabeth Schwarzkopf, dans cette oeuvre straussienne, était surtout parvenue à résoudre, sans complexe, l'apparent conflit nietzschéen de l'apollinien et du dionysiaque, de la voix qui dit et de celle qui chante... En épousant de tout son être les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss, ce chant absolu de sagesse, de maturité et de mort, ce chant profond de la terre et des hommes, de la terre et des peuples, de la terre et de l'humanité tout entière, Schwarzkopf avait signé un pacte avec la profondeur, avec la rugosité, la détresse, la défiance, et, au-delà, un pacte avec la mort. Que faire, alors ? Rappeler les faits d'armes de la belle ? Les mozartiennes Noces de Figaro, de Salzbourg, à l'après-guerre, ou sa présence sur les planches de la Scala de Milan en 1949, ou bien encore sur celles du Metropolitan Opera de New York dans les années 60. Faut-il évoquer ses disques ? Tous ?





Une voix s'est éteinte, et comme à chaque fois le brouhaha va prendre le dessus ; une voix s'est éteinte, et l'on se demande avec angoisse si elle est perdue à jamais... Ce brouhaha médiatique, paramusical, on l'entend déjà. Ceux qui reprocheront à Schwarzkopf d'avoir été trop travailleuse, trop réfléchie, trop «femme d'intérieur» (i.e. : adepte des studios d'enregistrement, à l'inverse de sa contemporaine Maria Callas, femme de scène...), trop froide, trop introspective, pas assez spontanée. Qu'est-ce que la spontanéité dans le chant ? Les chanteuses spontanées sont-elles celles qui chantent avec leurs prétendues tripes (où sont les tripes ? A quoi servent-elles ?) ou celles qui comprennent, et intègrent, ce qu'elles chantent ? Et puis, dans le brouhaha, on entend déjà, aussi, ceux qui jugeront opportun de rappeler les «liens» prétendus de la chanteuse avec l'Allemagne nazie, et puis ces quelques voix qui reprocheront inexplicablement à la soprano d'avoir été si dépendante de deux hommes, deux génies incontestables de la musique du XXe siècle, mais des mâles... Le chef d'orchestre Herbert von Karajan et le producteur Walter Legge... Mais aujourd'hui ce sont surtout Richard Strauss, Mozart, Wolf, Mahler, Puccini, Schubert ou encore Schumann qui sont en deuil... Echantillon faiblement représentatif de tous ces grands compositeurs qui furent au service intégral de la voix d'Elisabeth Schwarzkopf, et que la chanteuse a eu l'intelligence et la bonté de mettre à notre disposition immédiate, avec la plus-value inestimable de sa chaleur humaine, et de l'épaisseur sensuelle de sa voix. «Est-ce peut-être ceci, la mort ?» chantait-elle à l'après-guerre, sur une musique inoubliable du vieux Richard Strauss, en bout de course... Que dire ? Oui. Merci pour tout.


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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 13:22
April March prise en main par Burgalat...


April March - Mignonette
envoyé par Kwello

Alors, il est pas beau notre pays ?


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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 18:00

« Quand on voit que la fille de Villepin est mannequin, lui, il nous dit d’aller bosser dans le bâtiment. Mais n’avons-nous pas le droit de rêver, nous aussi ? » a dit Emilie Maume de Génération Précaire… le ressentiment l’enlaidit… que n’est-elle pas fille de diplomate aussi… comme tout le monde !


Le gouvernement Villepin et Givenchy vous souhaitent de joyeuses fêtes...

 

 



Marie de Villepin en campagne...



«Je me refuse à considérer qu'il y a une fatalité à ce que l'emportent la démagogie, le populisme et l'
IMAGE

Dominique de Villepin, Le Parisien, 08/10/2006.



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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /Déc /2006 12:51
En cette fin de matinée dominicale, voici un texte du grand Voragine, qui décrit le martyre de Sainte-Julienne, catholique de Nicomédie ( colonie romaine d’Asie mineure – située dans l’actuelle Turquie ), confrontée aux ardeurs d’une bande de bad-boys très mal disposés à l’égard de Jésus.

Les jeunes-femmes catholiques sont-elles toujours aussi difficiles à conquérir ?





Sainte-Julienne


Voici le texte de Voragine :

Julienne qui avait été fiancée à Euloge, préfet de Nicomédie, ne voulut s'unir à lui qu'à la condition expresse qu'il recevrait la foi de J.-C. Son père la fit dépouiller, et frapper rudement, puis il la livra au préfet. Celui-ci dit à sa femme. « Ma très chère Julienne, pourquoi  m’as-tu trompé au point de me renier de cette façon? » Elle lui répondit : « Quand tu adoreras mon Dieu, j'acquiescerai à tes désirs, autrement tu ne seras jamais mon maître. » Le préfet lui dit : « Ma maîtresse, je ne puis faire cela, parce que l’empereur me ferait couper la tête. » Julienne reprit: « Si tu crains de la sorte un empereur mortel, comment veux-tu que je ne craigne pas un empereur qui est immortel? Fais tout ce que tu veux, mais tu ne pourras pas me surprendre. » Alors le préfet la fit très durement frapper de verges, et pendre par les cheveux pendant un demi-jour, puis. il ordonna de lui verser sur la tête du plomb fondu. Ce tourment, ne lui ayant fait aucun mal, il l’enchaîna et l’enferma dans une prison. (…)




Martyre de Sainte-Julienne ( doc BNF )

Arrivée en présence du préfet, elle fut étendue. sur une roue, d'une manière si brutale que tous ses os furent disloqués et que la moelle en sortait : mais un ange du Seigneur brisa la roue et la guérit en un instant. Ceux qui furent témoins de ce prodige crurent et furent décapités, les hommes au nombre de cinq cents et les femmes de cent trente. Après quoi Julienne fut jetée dans une chaudière pleine de plomb fondu; mais le plomb se changea en un bain tempéré. Le préfet maudit ses dieux, de ne pouvoir punir une jeune fille qui leur infligeait une si grande injure. Alors il ordonna de lui couper le cou. Comme on là conduisait à l’endroit où elle devait être exécutée, le démon, qu'elle avait battu, apparut sous la figure d'un jeune homme et criait en disant : « Ne l’épargnez pas, parce qu'elle a méprisé vos dieux et qu'elle  m’a frappé cette nuit avec violence ; rendez-lui donc ce qu'elle a mérité. » Or, comme Julienne levait les yeux pour voir quel était celui qui parlait de la sorte, le démon s'écria en prenant la fuite : « Hélas! hélas ! que je suis misérable ! je pense encore qu'elle veut me prendre et me lier. » Après que sainte Julienne eut été décapitée, le préfet fut englouti au fond de la mer dans une tempête avec trente-quatre hommes. Leurs corps, ayant été vomis par les flots, furent dévorés par les bêtes et les oiseaux.


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